Industrie : Les coûts unitaires de production ont grimpé fin 2017

Industrie : Les coûts unitaires de production ont grimpé fin 2017

Trois grands obstacles freinent à ce jour le tissu industriel. L’accentuation de la concurrence, l’insuffisance de la demande et l’activité informel se sont là les principaux défis auxquels font face les producteurs. Des freins qui impactent lourdement la productivité. C’est ce qu’évoquent les patrons ayant répondu à l’enquête trimestrielle de conjoncture réalisée par Bank Al-Maghrib. Les résultats relevés au dernier trimestre de l’année sont contrastés. Au moment où 30% des patrons font part de la morosité du climat général des affaires, 59% autres le jugent normal. Ce constat a été fait par 93% des opérateurs agro-alimentaires, 74% des textiliens, 44% des industriels de la chimie et parachimie et 29% d’autres opérant dans la mécanique et la métallurgie.

Dans ce sillage, les conditions de production ont été caractérisées par un approvisionnement et un niveau de stock de matières premières et demi-produits normaux. Une situation valable pour l’ensemble des branches d’activités. En revanche, une stagnation a été relevée en termes d’employabilité. Seulement 16% des industriels ont pu renforcer leurs effectifs aux trois derniers mois de l’année au moment où 76% autres ont vu leurs effectifs inchangés. Les secteurs concernés par cette stagnation sont particulièrement l’agroalimentaire, la chimie et parachimie et le textile et cuir. En revanche, l’emploi a stagné au niveau de la mécanique et métallurgie pour 58% des industriels au moment où 33% opérant dans le même secteur ont observé une progression de leurs effectifs.

Par ailleurs, le coût de production s’est amélioré dans le secteur de la «chimie et parachimie». Les coûts unitaires se seraient, dans ce sens, inscrits en hausse pour 75% de chefs d’entreprises. Même constat fait par 55% des dirigeants dans la «mécanique et métallurgie». Cette progression se serait liée principalement au renchérissement des coûts des matières premières. S’agissant de la trésorerie, elle est jugée difficile par 39% des professionnels notamment ceux opérant dans la chimie et parachimie. Ces difficultés seraient, d’après les opérateurs, liées principalement à la hausse des charges non financières, l’accentuation des difficultés de recouvrement et la baisse des délais fournisseurs. Notons que la situation de la trésorerie a été normale pour 62% des textiliens, 64% des partons opérant dans la mécanique et métallurgie et 78% des agro-industriels. En outre, le coût du crédit serait en stagnation selon la plupart des entreprises et ce dans l’ensemble des branches d’activités.

Les dépenses d’investissement auraient connu une stagnation dans l’agroalimentaire et la chimie et parachimie. En parallèle, ils auraient augmenté dans la mécanique et métallurgie et le textile et cuir. Une progression qui est expliquée par l’amélioration déclarée dans les sous branches «industrie de l’habillement et des fourrures», le «travail des métaux» et «industrie automobile».

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