Industrie : OMC : un échec à l’horizon

La France préfèrerait un échec des négociations commerciales du cycle de Doha à l’OMC à un résultat qui menacerait la Politique agricole commune de l’Union européenne, a affirmé lundi le ministre français de l’Agriculture Dominique Bussereau. "Je préférerais un échec à des négociations qui remettraient en cause la PAC et son avenir", a indiqué M. Bussereau à des journalistes, en marge d’une réunion informelle en Autriche des ministres européens de l’Agriculture. Pour le ministre français, qui visitait une entreprise avec ses collègues européens, "l’Europe n’a pas à faire de concessions nouvelles en matière agricole" pour obtenir un accord dans le cadre du cycle de Doha. Le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, a laissé entendre à plusieurs reprises que l’Union européenne pourrait améliorer son offre d’ouverture du marché agricole à condition que ses principaux partenaires dans la négociation fassent de nouvelles concessions. "Mandelson doit rester dans son mandat", a averti M. Bussereau, qui souligne que "l’offre (européenne) du 28 octobre (2005) était déjà limite pour la France". Pour éviter un échec de ces négociations, lancées en novembre 2001 à Doha (Qatar), les 150 pays membres de l’OMC doivent convenir avant l’été des "modalités" pour boucler un accord sur l’agriculture et les produits manufacturés. Après avoir manqué l’échéance fixée au 30 avril dernier lors de leur conférence ministérielle de Hong Kong en décembre 2005, les principaux acteurs pourraient faire une nouvelle tentative "dans la seconde moitié du mois de juin" à Genève, selon une source proche de l’OMC.

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