Industrie : Total : Mehdi Hachémi accusé

Mehdi Hachémi, le fils de l’ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, dont le nom a émergé dans l’affaire Total, a démenti, samedi 24 mars, les accusations contre sa personne suite à la mise en examen à Paris du directeur général de Total Christophe de Margerie. «Je déments toutes ces accusations. Elles sont totalement fausses. Il n’y a aucun lien entre Total et moi», a déclaré Mehdi Hachémi, interrogé par l’AFP au téléphone depuis Téhéran. «Je porterai plainte contre ceux qui m’ont diffamé», a ajouté M. Hachémi, précisant qu’il n’avait «aucun secrétaire résidant en Suisse». Le nom du même Mehdi Hachémi a été cité, vendredi 23 mars, dans la procédure visant le directeur général de Total, Christophe de Margerie, inculpé la veille pour «corruption» dans une affaire également liée à un marché en Iran.
Christophe de Margerie est soupçonné d’avoir versé des commissions occultes à hauteur de 60 millions d’euros pour obtenir un contrat conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC pour l’exploitation d’une partie du gisement de gaz en mer de South-Pars (dans le Golfe). La justice lui a interdit tout contact avec l’ex-président iranien et son fils ainsi que plusieurs autres personnalités iraniennes, selon une source judiciaire. Agé de 44 ans, M. Hachémi était à l’époque directeur général de la compagnie chargée des installations maritimes au ministère du Pétrole avant de diriger une autre société du ministère chargée d’améliorer l’utilisation de l’essence et d’autres sources d’énergie.
Après l’élection de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République en juin 2005, il a été remercié, quittant le ministère du Pétrole. Il travaille actuellement au sein du conseil d’administration des «Universités libres islamiques», une importante institution universitaire qui compte plus d’un million d’étudiants.

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