Informatique : L’ONA réinvestit le secteur

Après avoir abandonné les technologies de l’information pendant un bout de temps, l’ONA y revient par la grande porte. Le groupe vient de créer la société Mercure.com, spécialisée dans les services et l’ingénierie informatique. Selon un communiqué diffusé par le groupe, cette entreprise se développera dans un premier temps autour de deux métiers à savoir : l’ingénierie réseau et l’édition des logiciels. Mercure.com a pris une participation dans le capital d’Involys (édition de logiciels) et Netcom Technologies (ingénierie réseaux). D’autres projets de développement verront le jour par la suite.
En créant Mercure.com, l’ONA traduit concrètement sa volonté de revenir aux technologies de l’information. A ce propos, il faut reconnaître que l’Etat-major n’a pas voulu céder à l’euphorie qui caractérisé ce secteur. Le lancement de cette entreprise est bien perçu par la profession. Il confirme selon plusieurs opérateurs, le potentiel que représente ce secteur pour les grandes groupes tels l’ONA. Au sein de la profession, on s’attend à ce que la création de cette entreprise ait des effets d’entraînement. Allusion faite aux autres groupes qui n’ont pas encore investi le champ des technologies de l’information et de la communication.
La création de Mercure.com intervient au moment où la profession met les bouchées doubles pour attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité des mesures pour booster le secteur.
Dans ce sens, l’Apebi (Association des Professionnels des Technologies de l’Information) a présenté un document «contrat progrès» à l’Exécutif, un document qui comprend une batterie de dispositions qu’il faut mettre en place pour assurer le développement du secteur. Ces dispositions concernent aussi bien la fiscalité que la politique des ressources humaines à mener.
Si le gouvernement a affiché une attitude favorable pour les propositions du «contrat-progrès», il n’a pour l’heure entamé aucune action concrète, déplore l’Apebi. Le chantier des technologies de l’information figurent en tête de liste des secteurs prometteurs pouvant participer à la croissance économique. A quelques mois des élections, faut-il s’attendre à ce le gouvernement passe à l’action? Rien n’est sûr.

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