Infrastructures : Un développement rapide

Infrastructures : Un développement rapide

Quarante ans après, le visage de nos provinces du Sud s’est complètement transformé. Une transformation radicale qui impressionne aujourd’hui, sachant que le colonisateur espagnol n’a pas réalisé au Sahara marocain le moindre projet de développement, comme le notent les historiens. C’est le cas des infrastructures portuaires dans les provinces du Sud du Royaume qui ont eu droit à un investissement global de 4,5 milliards de dirhams durant la période 1976-2015. Ou encore le secteur de l’habitat qui a connu un investissement de plus de 2,9 milliards de dirhams au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, permettant la réalisation de 44.339 unités de logement.

Infrastructures portuaires : Focus sur l’avenir

Les investissements en infrastructures portuaires évalués à 4,5 milliards de dirhams ont concerné essentiellement la réalisation, l’extension et la maintenance des ports du Sud du Royaume. A noter que le programme d’investissement découlant de la stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030 pour le secteur portuaire du Sud du Royaume est construit autour de la construction de nouveaux ports (Boujdour, Dakhla Atlantique et Lamhiriz), la réalisation de grandes extensions (Tan Tan, Tarfaya, Laâyoune et le port Ilôt de Dakhla) et l’intégration des ports dans leur environnement urbain (Dakhla Ilôt).

En effet, le développement de ces ports, qui constituent un levier important du développement économique et social de la région Sud du Royaume, doit être harmonieux et en cohérence avec les ambitions locales, régionales et nationales. C’est ainsi qu’un plan très ambitieux de développement des ports de la région du Sud a été initié depuis 1975 afin de doter la région Sud de débouchés par voie maritime en vue de réduire son enclavement naturel et faciliter ses échanges commerciaux avec l’étranger et avec les autres régions du Maroc et d’exploiter et valoriser les ressources halieutiques du littoral Sud par la réalisation de ports de pêche le long de ce littoral.

Logement : Des investissements conséquents

Plus de 2,9 milliards dirhams ont été investis dans le secteur de l’habitat au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, depuis la récupération des provinces du Sud du Royaume en 1975. Ces investissements ont porté notamment sur la réalisation de projets urbains, l’aménagement de lotissements résidentiels et l’élaboration de programmes d’habitat à Laâyoune, Smara, Tarfaya et Boujdour.

Parmi les projets réalisés dans ce cadre, la construction de 2.612 logements et l’équipement de 2.305 lots de terrain pour une enveloppe globale de près de 240 millions de dirhams dans le cadre du programme d’urgence (1979-1991) visant à pallier le déficit en logement, héritage de la période coloniale, outre la construction de 184 logements et l’équipement de 1.337 lots de terrain pour un coût de 78 millions de dirhams dans le cadre du programme 200.000 logements (1996-1999) dédiés aux couches sociales au revenu limité.

Autre exemple, le programme «Al Awda wal Wahda» (1999-2005) visant la lutte contre l’habitat insalubre a vu également la construction de 5.000 logements et l’équipement de 3.754 lots de terrain pour un montant de plus de 674 millions de dirhams. Plus récemment encore, on peut citer l’aménagement de 20.767 lots pour un montant global avoisinant 1,5 milliard de dirhams dans le cadre du nouveau programme d’habitat et d’urbanisme (2006-2014), qui a pour objectif l’éradication totale des habitats insalubres et la satisfaction des besoins en logements de l’ensemble des catégories sociales.

 

Après la Marche Verte, la marche de développement
 

En foulant le sol des provinces du Sud, le visiteur est d’emblée frappé par la dynamique de développement tous azimuts dans une région dotée de tous les attributs des villes modernes, d’institutions à la dimension de l’ambition du projet de régionalisation avancée mais aussi d’une société civile très impliquée dans la gestion de la chose locale.

Il faut dire que depuis la libération de ces territoires marocains du joug du colonialisme, une marche de développement a été engagé avec le lancement de grands projets portant, entre autres, sur le dessalement de l’eau de mer et la construction des routes, des ports, des aéroports et des infrastructures.

A noter que ces provinces bénéficient aujourd’hui de nouveaux projets intégrés qui ont apporté une valeur ajoutée aux efforts consentis dans les différents domaines. Concernant l’intérêt porté au capital humain, une enveloppe de plus de 400 millions de dirhams a été investie dans le cadre des projets et programmes déployés par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), contribuant ainsi à l’amélioration des conditions socio-économiques des catégories défavorisées.

 

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