Intégration des marchés de capitaux ouest-africains: Karim Hajji définit les enjeux

Intégration des marchés de capitaux ouest-africains: Karim Hajji définit les enjeux

L’intégration des marchés de capitaux de l’Afrique de l’Ouest a été au cœur de la 8ème réunion du Conseil du WACMIC.  Tenue en partenariat avec la Bourse de Casablanca, cette rencontre a permis de débattre de l’environnement réglementaire pour l’introduction en Bourse et la négociation de produits financiers à travers la région.

Les représentants du marché financier ouest-africain ont discuté avec leurs homologues marocains la possibilité de développer une plateforme commune pour les multiples cotations transfrontalières et le trading de ces produits financiers dans toute la région. S’exprimant à cet égard, Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca, a énuméré les enjeux de l’intégration régionale. L’urgence étant de faciliter l’accès aux entreprises du continent au financement des marchés des capitaux. «Plus les marchés de capitaux sont intégrés et plus évidemment il est facile de financer le développement des entreprises non seulement à l’échelle locale mais également régionale», explique M. Hajji. Outre les levées de ressources disponibles,  l’intégration des marchés pour les émetteurs et les investisseurs de la région leur permettra une cotation sur un marché plus étendu, une visibilité accrue des sociétés cotées sur un marché plus large, ainsi que l’accroissement des possibilités de placement et du nombre de titres en circulation. Le directeur général de la Bourse de Casablanca a, dans ce sens, invité les membres du WACMIC ( West African Capital Markets Integration Council)  à accélérer leurs travaux pour «doter à brève échéance la région d’un outil plus large et plus performant de financement à long terme des économies de la région».

Cette urgence est motivée par les différents défis à relever en Afrique de l’Ouest. La région compte près de 25 Bourses et pourtant d’immenses projets en Afrique ont besoin de financement. Citons à titre d’exemple le manque persistant en termes d’infrastructure dont le besoin est estimé, selon Karim Hajji, à 100 milliards de dollars par an. Conscient de ces enjeux, la Bourse de Casablanca s’est associée depuis mars 2016 au WACMIC. «Nous avons rejoint le Conseil pour la simple raison que nous croyons au potentiel de la région et nous voulons être associés à son développement», apprend-on du directeur général de la Bourse de Casablanca.

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