Intégration mondiale

Intégration mondiale

ALM : Capital Consulting vient de signer un protocole de collaboration étroite avec Computer Sciences Corporation. Quel est l’intérêt d’une telle alliance pour vous?
Abdelmouniam Faouzi : Tout d’abord, je souhaite rappeler un historique important. Comme vous le savez, le marché du conseil a connu des mutations profondes ces trois dernières années : la séparation des activités d’audit de celles du conseil a fait que le paysage a radicalement changé au niveau mondial et les structures de Consulting ont été pour la pluspart rachetées par des grandes sociétés informatiques. Notre cabinet, crée en 1998, reste parmi les rares a avoir vu le jour en dehors d’une structure d’audit. De ce fait, son plan de développement n’a pas été perturbé par les événements qui ont succédé à l’affaire Enron. L’élargissement de notre offre de conseil vers les systèmes d’information et l’organisation (en plus des ressources humaines) ne pouvaient avoir de consistance sans une association avec un réseau mondial de connaissance. D’où l’intérêt de l’accord avec CSC : numéro 3 mondial avec une présence dans plus de 100 pays et une force de frappe de plus de 70 000 collaborateurs. L’alliance avec CSC porte un double intérêt :
Pour nos clients : avec un réseau mondial, nous apportons des réponses à des besoins spécifiques et une expertise dans divers secteurs d’activités (santé, prévoyance, retraite, public, financier, industrie, télécoms, utilities, etc.). La combinaison équilibrée de cette expertise associée à la connaissance approfondie des contextes de nos clients permet de réduire les coûts moyens d’intervention en garantissant la bonne fin des missions. Pour nos consultants : un transfert de compétence permanent et un encadrement d’une grande qualité sur les projets.
Quels sont les termes de cette collaboration ?
CSC intervient au Maroc depuis le début des années 80. A ce jour, il compte des références importantes dans le secteur du transport aérien, des télécoms, de la banque et de l’industrie. La collaboration avec Capital Consulting permettra de consolider cette présence historique. Notre collaboration est inscrite sur le moyen et le long termes et ne répond pas à une vision opportuniste comme on peut le constater régulièrement sur le marché. D’où le caractère exclusif de ce partenariat sur les métiers du conseil. Par ailleurs, les termes stipulent un investissement de CSC sur le marché à travers l’organisation et l’animation de séminaires pour traiter de sujets d’actualité et informer des expériences internationales sur les thèmes traités.
Quel est votre diagnostic du marché marocain du conseil et de l’intégration de systèmes ?
Le développement du métier du conseil sur un marché traduit la maturité et la bonne gouvernance de ses acteurs. Au Maroc, nos clients ont besoin d’intervenants de qualité qui adressent leurs besoins d’une manière professionnelle et selon les normes qualitatives internationales. Le Maroc est un grand chantier de réforme et de modernisation et nos entreprises sont conscientes de l’intérêt à développer et à consolider le métier du conseil.
Peut-on imaginer une extension d’une telle collaboration à d’autres marchés ?
Au niveau régional, nous avons pu prendre de l’avance sur le développement des métiers du service en général. Notre cabinet envisage sérieusement de créer un réseau régional de consulting qui permettra de capitaliser sur notre savoir-faire. La collaboration avec CSC reste l’un des support de cette vision.
Quels sont vos objectifs futurs?
Nous avons les moyens de s’associer aux grands projets de transformation que nos entreprises sont en train de négocier. Nous continuerons à consolider notre rang de leader et à développer des offres adaptées à chaque contexte.

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