Intermédiaires d’assurance : Une nouvelle feuille de route en gestation

Intermédiaires d’assurance : Une nouvelle feuille de route en gestation

Problématique de la TVA, digital, relation entre intermédiaires et compagnies d’assurance… tels sont les principaux sujets abordés lors de la 4ème rencontre annuelle des agents et courtiers d’assurance qui s’est déroulée le 11 septembre 2019 à Casablanca. Celle-ci tombe à point nommé puisqu’elle coïncide avec la 25ème année d’existence du principal organisateur de cet événement, à savoir la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc. Sous la thématique «Une nouvelle impulsion pour la Fnacam», cette édition réunit les acteurs du secteur dans la perspective de trouver des solutions pour les défis que connaît le métier d’intermédiaire d’assurance. Régulateur, compagnies d’assurance, intermédiaires et assurés sont ainsi les premiers concernés par les évolutions que connaîtra ce secteur. L’objectif étant de rassembler le plus grand nombre d’intermédiaires d’assurance autour de la Fnacam afin de faire évoluer ce métier. Les intermédiaires représentent 60% du chiffre d’affaires des assureurs Maillon incontournable du secteur des assurances, le poids des courtiers et agents d’assurances en constitue une part importante. Pour ainsi planter le décor, Farid Bensaid, directeur de la Fnacam, a relevé que dans un marché de 41 milliards de dirhams d’assurance, la partie qui concerne les agents et les courtiers représente 60%. Le taux de pénétration reste néanmoins faible avec 3,74%. Par ailleurs, 9.000 familles marocaines sont couvertes par les salariés qui travaillent dans ce secteur. Celle-ci couvre 3 millions de personnes, ajoute-t-il, rappelant à cet égard qu’ils sont 2.143 à exercer la profession d’intermédiaire.

TVA : La FMSAR soutient les intermédiaires «Il est à mon sens primordial que les intermédiaires en assurance obtiennent la mise en place de règles plus claires en matière de concurrence, et doivent en tant qu’agents économiques bénéficier de la neutralité fiscale, au même titre que l’ensemble des autres secteurs d’activité. Agissant dans un secteur considéré comme non producteur fiscal, les intermédiaires ne doivent pas continuer à subir une TVA non récupérable sur leurs commissions, et qui peut grever leur rentabilité», estime Mohammed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR) ajoutant que celle-ci soutient la demande des intermédiaires à ce niveau. «Nous l’avons fait savoir officiellement, dans le cadre des recommandations fiscales que nous transmettons tous les ans à la CGEM pour discussion avec la Direction générale des impôts», explique-t-il. Digital et Data, des défis à relever ensemble Pour Mohammed Hassan Bensalah, le digital ne se résume pas à la vente en ligne. «C’est toute la chaîne de valeur qui doit être repensée pour intégrer une nouvelle forme d’interaction entre l’ensemble des parties prenantes : compagnies, intermédiaires, clients, experts, garagistes, prestataires de soins et j’en passe…», souligne-t-il à cette occasion relevant le retard pris par rapport à d’autres marchés plus petits que celui de l’assurance, citant le projet de dématérialisation de l’attestation automobile mené avec l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps) comme un exemple de ce qui se profile dans le marché pour les années à venir. Dans le même sens, le président de la FMSAR évoque la Data et la nécessité de développer les bases de données qui pourraient apporter énormément sur le plan commercial, selon ses dires.

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