Investissement : La démarche allemande

Comment amener les entrepreneurs européens à investir le marché marocain ? Les lignes de crédits octroyées au niveau de plusieurs institutions européennes existent certes, mais elles sont loin d’être suffisantes, si l’on en juge par les besoins ressentis auprès des opérateurs intéressés par le marché marocain. Il faut bien admettre que ces établissements ne sont plus en mesure d’accorder des crédits à des taux compétitifs sans que ces prêts puissent avoir un impact réel sur le développement économique et social des pays concernés par ces aides. Les institutions européennes revoient leurs stratégies en matière d’aide au développement qui malgré les résultats encourageants réalisés, il reste beaucoup à faire.
Aujourd’hui, on assiste à une nouvelle approche dans ce domaine. C’est la société allemande pour l’investissement et le développement (DEG) qui ouvre le bal. Celle-ci présentera la semaine prochaine à Casablanca le détail du programme « Publi-privat partenship ». Le programme en question permet aux bénéficiaires des aides non remboursables à hauteur de 200000 euros soit 2 millions de DH à condition que les projets revêtent une importance pour le développement, précisent les responsables de la DEG.
Pour l’heure, le PPP concerne plusieurs projets. Il s’agit entre autres des projets de formation visant la qualification des sous-traitants et le développement des ressources humaines, des projets axés sur la protection environnementale et sociale, l’introduction et le maintien des normes de qualité et de formation des sous-traitants locaux, la certification de produits et procédures de fabrication, le financement de projets-pilote et le transfert des technologies. Tout un programme. A la lecture des projets arrêtés, il s’avère clairement que les promoteurs de ce programme ont ciblé des niches qui jusque-là n’ont pas bénéficié de l’intérêt escompté de la part des bailleurs de fonds. Il est opportun de revenir encore une fois sur les besoins ressentis en matière de certification des produits et du respect de la qualité des phases de production. A ce propos, l’expertise européenne n’est plus à démontrer.
Si la DEG a orienté son aide vers les projets de formation notamment la qualification des sous-traitants et le développement des ressources humaines, ce n’est pas le fruit d’un hasard. Les besoins sont énormes. L’initiative de la société allemande d’investissement est louable dans la mesure où elle cherche à combler le déficit dans ce domaine et qui pèse lourdement sur le développement économique et social.

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