Investissement : Le Maroc, un atout pour l’Europe et pour la France

Le Maroc peut être un atout important pour l’Europe et pour la France, écrit lundi le journal français «Le Figaro» dans son cahier économique, soulignant que le Royaume cherche à attirer par tous les moyens de nouveaux investisseurs high-tech. Dans un article intitulé «Les seize chantiers d’Hercule au Maroc», en référence à la création de seize comités d’investissement, un par région, le quotidien note que le Plan Emergence, mis en place en 2005, a fixé trois priorités : l’accroissement du PIB de 1,6 point par an pendant dix ans, la création de 440.000 emplois et la réduction du déficit commercial du pays. Ce plan qui mise sur sept métiers, l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’agroalimentaire, les produits de la mer et le textile, a été complété en 2008 par le Plan «Envol», qui ajoute à la liste des secteurs prioritaires la biotechnologie, la microélectronique et les nanotechnologies, précise la publication.
Après avoir signalé que la ville de Casablanca, qui représente 45 pc du PIB industriel du Maroc et attire 48 pc des investissements, le journal indique qu’avec des coûts de revient de 70 pc moins élevés qu’en Europe, «Casaneashore» a entièrement loué les 34.000 m2 disponibles jusqu’en juin 2008, alors que les 48.000 m2 suivants sont réservés à plus de 80%.
Cité par le quotidien, le directeur Business et stratégie de Casanearshore assure que cette plateforme de travail internationale, véritable «temple de l’informatique délocalisée», contribuera à la création, d’ici deux ans, de plus de 30.000 postes d’emploi. «Demain, Rabat, Fès, Marrakech vont suivre», relève le journal, soulignant que la ville de Tanger, où Renault va construire 400.000 véhicules en 2010, n’entend pas se contenter de l’industrie lourde, mais a l’ambition de créer un pôle entièrement consacré aux nanotechnologies. Pour mener à bien ces projets, le journal précise que le Maroc est en train de former 15.000 ingénieurs par an, faisant remarquer que certains d’entre eux regagnent le pays après avoir fait leurs études à l’étranger.
Pour le directeur général du groupe français «Matis», Vincent Caro, l’accélération du phénomène du retour au pays des diplômés marocains, s’explique par le fait que le salaire au Maroc d’un ingénieur hautement spécialisé «n’est pas loin de celui d’un Français».

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