Investissement : Nouvel esprit

Investissement : Nouvel esprit

La prochaine réunion sur la Commission des investissements, prévue durant le mois de mai, prendra d’importantes décisions en matière d’incitations à l’investissement. Chantier désormais fin prêt, au terme de plusieurs mois d’investigations menées par plusieurs ministères, la réforme prévoit de revoir l’ensemble des systèmes incitatifs, lesquels variaient d’un secteur à l’autre. Désormais, l’approche sera harmonisée avec le souci de rendre le Royaume plus attractif pour les investisseurs.
Plusieurs nouveautés sont à la clé. Sur le plan financier, à noter la baisse du régime d’éligibilité à la charte d’investissement et, entre autres, l’extension des exonérations à certaines formes d’acquisition de biens d’équipements (leasing). Sur le plan technique, l’approche tiendra en compte du “benchmarking international” et de la position concurrentielle du Maroc par rapport à certains pays.
Selon le directeur des investissements extérieurs, Hassan Bernoussi, joint au téléphone par ALM, les
secteurs prioritaires dans cette réforme sont l’électronique, les composants automobiles, , l’off-shoring et l’agro-industriel et l’aéronautique, des domaines particulièrement concernés par la concurrence inter-pays en matière d’investissement. L’aéronautique est aujourd’hui en plein essor au Maroc. Plus d’une quarantaine d’entreprises travaillant dans ce secteur sont recensées dans la technopole de l’aéroport de Mohammed V de Casablanca, ce qui représente plus de 3 000 emplois permanents.
Ces incitations vont à tout investissement privé, quelle que soit son origine, étrangère ou marocaine, rappelle M. Bernoussi.
Au centre de cette réforme, la direction des investissements extérieurs a diligenté une étude de comparaison entre le Maroc et des pays concurrents comme la Tunisie, en matière d’incitation à l’investissement. Reste à savoir si les Centres régionaux d’investissements sont associés à la démarche. «Pour le moment, nous ne sommes au courant de rien», déclare Mouad Jamai du CRI de Casablanca. Parallèlement, sur le plan de la promotion, la Commission devra présenter une nouvelle configuration de la future Agence de promotion. Le premier ministre avait demandé aux privés, la CGEM, l’ASMEX et le CNCE, de réfléchir à une nouvelle approche. Notons que par le passé, l’ONIX, qui était une synthèse de la réflexion du CNCE n’avait pas survécu aux refus de certains organes comme l’Office national marocain du Tourisme et la Maison de l’artisanat d’y adhérer. En tout cas, indique-ton dans le milieu patronal, la nouvelle version a pris en compte l’ensemble des remarques faites dans le passé.
Aujourd’hui, ce qui importe surtout, c’est d’aboutir à une synergie entre les instruments de promotion dont dispose le Maroc, commente un cadre de l’ASMEX, qui écarte, pour le moyen terme, une fusion physique entre le CMPE, la Maison de l’Artisannat, et l’ONMT et l’Etablissement autonome de contrôle des exportations. «Si ces organes arrivent à travailler ensemble, de manière étroite, c’est déjà assez », ajoute-t-il, en indiquant que l’Office du Tourisme et la Maison de l’Artisannat avaient traîné des pieds lors de la première tentative.

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