Investissement : Un Système d’information géographique pour le CRI

Investissement : Un Système d’information géographique pour le CRI

L’appel d’offres pour l’acquisition de ce système vient d’être lancé par voie de presse.
Selon le chef du département informatique du CRI, «cet outil permettra, dans un premier temps, d’exploiter toutes les données que l’Agence urbaine (AUC) a mises à la disposition du Centre et qui sont stockées sur support magnétique. Nous voulons donc acquérir les licences des logiciels ainsi que le matériel nécessaire à une exploitation plus poussée de ces dernières».
En ce qui concerne le soft, le Centre devra, selon la même source, disposer du même logiciel que l’AUC, à savoir ArcView.
Faisant partie d’une offre abondante où la gratuité figure en bonne place, ce produit est commercialisé par ESRI, entreprise américaine leader sur le marché depuis 1969.
Il s’agit d’un «système informatique permettant, à partir de diverses sources, de rassembler et d’organiser, de gérer, d’analyser et de combiner, d’élaborer et de présenter des informations localisées géographiquement».
Tel est d’ailleurs l’objectif premier recherché. «Pour le moment, nous ne disposons que de données urbanistiques ; les données économiques concernant la métropole seront, pour leur part, collectées et traitées dans une autre phase du développement du système», nous dira le responsable du département informatique du CRI. Lequel nous précisera également que la consultation de ce système se fera en interne. Même si le logiciel ArcView a été totalement pensé pour les environnements Internet/Intranet, les personnes qui voudraient le consulter devront, en effet, faire le déplacement jusqu’au siège du CRI et, surtout, faire contre mauvaise fortune bon cœur.
Mais ce n’est point là la seule limite du projet. Les utilisateurs des systèmes d’information géographique savent que ceux-ci peuvent effectuer autrement plus de tâches que celles qui leur seront imparties par le CRI. Leur utilisation  concerne, en effet, des domaines aussi différents que le marketing, la logistique, l’optimisation de la productivité des équipes commerciales et du personnel à grande mobilité, la recherche et le développement de nouveaux marchés, l’étude d’impact d’une construction, l’organisation du territoire, la gestion de réseaux, la défense nationale, la protection civile, la police, … Bref, tout ce qui peut permettre d’améliorer l’efficacité des entreprises et des services publics se trouve directement concerné par la puissance dont les SIG font montre pour créer des cartes et y intégrer tout type d’information, pour mieux visualiser les différents scénarios établis et pour présenter les idées et appréhender l’étendue des solutions possibles.
La création de cartes et l’analyse géographique ne sont certes pas des procédés nouveaux, mais les SIG procurent une plus grande vitesse et proposent des outils sans cesse innovants dans l’analyse, la compréhension et la résolution des problèmes y afférents.
Ceci d’autant plus qu’ils sont utilisés par tout le monde et qu’ils sont d’un emploi assez simple. Ce qui n’empêche pas leur fonctionnement d’être fort complexe et de faire appel à divers savoirs-faire et donc divers métiers. Le personnel qui en a la charge doit avoir des compétences en géodésie, en analyse des données et des processus, en modélisation, en traitement statistique, en sémiologie graphique et cartographique et en traitement graphique. Ce qui nécessitera, sans conteste, l’embauche par le CRI de profils très pointus. Y consentira-t-il ?

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