Investissements : 51 projets, 67 milliards de dirhams et 6.477 emplois

Investissements : 51 projets, 67 milliards de dirhams et 6.477 emplois

Moulay Hafid Elalamy semblait satisfait à propos des investisseurs marocains ayant majoritairement postulé à la 73ème commission des investissements tenue le même jour.

Lors de la présentation des projets approuvés, le ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce, et de l’économie numérique ne manque pas de rappeler, dans ce sens, que son objectif consiste à «encourager au maximum l’investissement marocain dans tous les secteurs». De plus, l’attractivité du Maroc s’améliore, aux yeux du ministre, d’année en année. «Nous sommes un des rares pays où il n’existe pas de distinction entre un investissement étranger ou marocain à partir du moment où l’étranger fait confiance au Maroc. Cependant, je passe dans un tamis très fin», précise-t-il en rappelant les projets de conventions d’investissement et d’avenants aux conventions d’investissement.
Sur les 51 projets approuvés pour un montant global de 67 milliards de dirhams devant permettre la création de 6.477 emplois directs, les investissements nationaux représentent la quasi-totalité des investissements projetés soumis pour approbation à la Commission, avec 61 milliards de dirhams, soit plus de 90%. Ce résultat est attribuable aux grands projets relevant des secteurs de l’industrie, des énergies renouvelables et du transport et infrastructures de transport. Quant aux joint-ventures, elles arrivent en seconde position avec près de 9% du total des montants.

L’industrie se taille la part du lion

Le secteur de l’industrie est en 1ère position avec près des deux tiers des investissements soumis à la commission, soit plus de 43 milliards de dirhams. Quant au secteur du transport et infrastructures de transport, il occupe la 2ème position avec près de 13 milliards de dirhams, soit 19% des investissements projetés. Pour sa part, le secteur des énergies renouvelables arrive en 3ème position avec 9% des investissements projetés. A son tour, le secteur du tourisme et loisirs se place en 4ème position avec près de 7% des investissements projetés. Le tout étant réparti sur plusieurs régions du Royaume. De par sa position en termes d’investissements, le secteur de l’industrie est le premier pourvoyeur d’emplois. Les projets relevant de ce secteur prévoient la création de 4.803 emplois directs, soit les trois quarts des emplois à créer. Le secteur du tourisme et loisirs occupe la 2ème position avec 863 emplois, soit plus de 13% des emplois prévus. De même, le secteur du transport et infrastructures de transport arrive en 3ème position avec 8% des emplois projetés.
«Sur les 53 projets présentés, 2 ont reçu un avis défavorable», précise M. Elalamy qui rappelle que les projets admis n’intègrent pas le Plan d’accélération industrielle (PAI) qui, lui, relève du fonds de développement industriel. «Le PAI, c’est au jour le jour. Si des investisseurs en automobile arrivent, il y a une réactivité. Le fonds réagit à une vitesse qui est la leur. On ne peut pas se permettre d’attendre des réunions», détaille le ministre en rappelant que certains des projets admis sont lourds, s’étalant sur 5 ans, immédiats ou en cours en termes d’investissements. «Les projets soumis doivent dépasser 100 millions DH dans cette commission», enchaîne-t-il.

De la charte de l’investissement et 2 stratégies
Le ministre dit avoir présenté, jeudi, la démarche du projet de charte de l’investissement au Maroc en Conseil de gouvernement. «Cela a encore un cheminement. Nous voulons avoir la meilleure charte de l’investissement», poursuit-il en rappelant que sa démarche consiste à ouvrir le débat avec les autres ministres pour que chacun apporte sa contribution outre celle de la CGEM entre autres. Par l’occasion, le ministre précise que l’économie numérique relève toujours de son département. Il rappelle également que le ministère est restructuré avec deux agences fortes, à savoir l’AMDI qui fusionne avec Maroc Export et l’OFEC pour créer une structure de promotion du pays. La deuxième agence étant celle du numérique. «Il y a deux stratégies complètement prêtes. Il s’agit de celle du numérique et celle du commerce que j’ai terminée à la fin de mon mandat», conclut-il.

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