Investissements directs marocains à l’étranger : Les flux en nette régression

Investissements directs marocains à l’étranger : Les flux en nette régression

La facture énergétique est de plus en plus salée. Elle a coûté au Maroc 75,16 milliards de dirhams, en hausse de 18,8% par rapport à la même période de l’année précédente. Et pour cause : les achats de gas-oils et fuel-oil se sont accrus sur ladite période de 20,2%, soit des importations supplémentaires de l’ordre de 6,26 milliards de dirhams par rapport à l’année précédente.

Si la période allant de janvier à novembre 2018 a été marquée par une reprise des investissements directs étrangers (IDE), les investissements directs marocains à l’étranger se sont pour leur part rétractés sur ladite période. Les flux des investissements directs marocains à l’étranger ont nettement régressé fléchissant ainsi de 44,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Ainsi, ces investissements ont perdu 4,1 de leurs valeurs passant de 9,34 milliards de dirhams à fin novembre 2017 à 5,18 milliards de dirhams à fin novembre 2018.

Une baisse confirmée par l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs au titre des onze premiers mois de l’année 2018. En analysant le repli des flux des investissements directs marocains, l’Office des changes fait ressortir une baisse de 40,1% des investissements réalisés à l’étranger ainsi qu’une baisse de 18,2% des cessions d’investissements directs marocains à l’étranger.

Les IDE se sont pour leur part redressés durant les onze premiers mois de l’année. Leur flux s’est renforcé de 36,7% par rapport à l’année passée s’établissant ainsi à 31,82 milliards de dirhams contre 23,28 milliards de dirhams l’année passée.

Sur le plan commercial, les importations continuent de prendre le dessus. Les achats du Maroc couvrent davantage ses expéditions. L’Office des changes relève dans son bulletin mensuel une hausse de plus d’un demi-point du taux de couverture. Il s’est ainsi situé autour de 57,3% à fin novembre 2018 contre 56,7% à la même période de l’année précédente. Le onzième mois de l’année a été marqué par le creusement du déficit commercial de marchandises. Ce dernier a augmenté de 13,05 milliards de dirhams s’établissant ainsi à 186,14 milliards de dirhams contre 173,08 milliards de dirhams une année plus tôt.

Aux onze premiers mois de l’année, la marchandise importée par le Maroc s’est consolidée de près de 9%. Une hausse tirée essentiellement par la progression de 11,88 milliards de dirhams des achats de produits énergétiques. En effet, la facture énergétique est de plus en plus salée. Elle a coûté au Maroc 75,16 milliards de dirhams, en hausse de 18,8% par rapport à la même période de l’année précédente. Et pour cause : les achats de gas-oils et fuel-oil se sont accrus sur ladite période de 20,2%, soit des importations supplémentaires de l’ordre de 6,26 milliards de dirhams par rapport à l’année précédente. Toutefois, les quantités importées ont fléchi de l’ordre 8,5%, soit un volume de 6.338 millions de tonnes contre 6.925 millions tonnes l’année passée.

La facture céréalière s’est également appréciée au titre des onze premiers mois de l’année. Les approvisionnements en produits céréaliers se sont chiffrés à 12,8 milliards de dirhams, en amélioration de 924 millions de dirhams. En variation, cette hausse est évaluée à 7,8%.

Commentant cette évolution, l’Office des changes fait ressortir la hausse de 1,03 milliard de dirhams des importations du blé et de 63 millions de dirhams du maïs. Les achats d’orge se sont repliés en revanche de 174 millions de dirhams durant ladite période.

En termes de volume, l’augmentation des importations du blé résulte principalement de la hausse des quantités importées. Elles ont en effet grimpé de 18,4% passant de 3.056 millions de tonnes à 3.619 millions de tonnes. Les prix ont pour leur part reculé de 3,4% basculant de 2.348 dirhams la tonne à 2.269 dirhams la tonne.

Du côté des exportations, l’automobile continue de tirer la cadence tout en gardant stable sa part dans le total des exportations (24,1%).

La dynamique des exportations du secteur résulte essentiellement de la progression des ventes du segment construction. Les expéditions de cette branche ont atteint une valeur de 32,05 milliards de dirhams, en hausse de 9,8%. Les ventes du segment câblage ont atteint la même performance, soit une valeur de 21,35 milliards de dirhams, en hausse de 8,8%.

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