Investissements et prêts privés étrangers : un recul de 18,6% à fin 2010

Les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers ont accusé d’une importante chute à fin juin 2010, soit un repli de 34,4% par rapport à la moyenne des premiers semestres des années 2005 à 2009. C’est ce qui ressort du dernier rapport des indicateurs mensuels des échanges extérieurs établi par l’Office des changes. Durant cette période, lesdites recettes se sont établies à 10.845millions dirhams à fin juin 2010 contre 13.321 millions dirhams une année auparavant. Ainsi les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers ont fléchi d’une moyenne de 18,6%. Par nature d’opération, la répartition de ces recettes est dominée par les investissements directs avec un total de 78,7%. Figurent  ensuite les investissements de portefeuilles avec 12,4% ainsi que des prêts privés étrangers avec 8,9%. Ce recul relevé par l’Office des changes rejoint la situation actuelle que connaît le rythme des investissements direct étranger (IDE) au Maroc. Le flux des IDE a régressé de 46% au titre de l’année 2009 en enregistrant un volume de 1,33 milliard de dollars. Se référant aux indicateurs mensuels des échanges extérieurs , les dépenses se sont accrues de plus de 9 millions de dirhams. Ainsi, ces derniers ont porté à fin juin 2010 sur 18.622 millions de dirhams contre 9.163millions de dirhams à fin juin 2009. Selon le rapport de l’Office des changes, les dépenses au titre de cette rubrique sont engendrées principalement par les cessions d’investissements directs étrangers (91,1% du total). Les cessions d’investissements de portefeuille et les remboursements de prêts privés étrangers n’ont représenté respectivement que 6,6 et 2,3% du total des dépenses. Autre élément saillant de ce rapport, l’excédent enregistré par le commerce des services au Maroc avec le reste du monde. Dans cette rubrique, l’Office des changes a relevé un excédent de 16.343 millions de dirhams contre 18.310,7millions de dirhams à fin juin 2009. Les recettes s’élevant à 46.185 millions de dirham contre 43.533 millions de dirhams ont progressé de 6,1%. Pour leurs parts, les dépenses ont augmenté de 18,3% soit un total de 29.841 millions de dirhams. À la tête de ces services, le rapport met en relief les services de transport dont les recettes ont demeuré relativement stables avec un volume de 8. 910 millions de dirhams à fin juin 2010 au moment où les dépenses se sont accrues de 15,8% durant la même période. De même, le service de la communication est en progression de 16% avec un total de 2.735 millions de dirhams contre 2.358 millions de dirhams au titre de juin 2009. En outre, les recettes des centres d’appels ont totalisé 1.940 millions de dirhams à fin juin 2010 contre 1.627millions de dirhams à fin juin 2009. De ce fait, ce champ d’activité enregistre un accroissement de 19,2%. Les dépenses, quant à elles, sont en hausse de 87%, soit un volume global de 76 millions de dirhams contre 40 millions en juin 2009. À noter que les centres d’appels font débat sur le plan maghrébin, suite aux plans antidélocalisation envisagé par la France, l’un des principaux pays fournisseurs du service des centres d’appels en Afrique du Nord. Une situation à laquelle le Maroc devrait faire face vu que les centres d’appels emploient 30.000 personnes sur le plan national.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *