Investissements, industrialisation et compétitivité: A quoi ressemble la prochaine loi de Finances?

Investissements, industrialisation et compétitivité: A quoi ressemble la prochaine loi de Finances?

Dans son édition du 25 juillet 2016, ALM avait évoqué les premières indiscrétions du projet de loi de Finances (PLF) 2017. Aujourd’hui, la note d’orientations dudit projet a été rendue publique par le ministère des finances. Elle revient en détail sur plusieurs questions dont la compétitivité de l’économie nationale, l’industrialisation et les investissements. 

La note d’orientation adressée aux différents départements gouvernementaux par le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’intéresse particulièrement à l’industrialisation. Dans ce texte, l’on appelle en effet à ce que le projet de loi de Finances (PLF) 2017 insiste davantage sur la mise en œuvre du plan national d’accélération industrielle. Il appelle, également, à s’intéresser aux différentes modalités à même de développer les systèmes industriels nationaux. L’appropriation des capacités industrielles à l’échelle nationale à travers la compensation industrielle est, également, au centre des recommandations du chef de gouvernement. Selon lui, il y a lieu d’accorder une «importance particulière au renforcement de l’intégration et à l’augmentation de la valeur ajoutée».

A cela s’ajoutent les grands secteurs exportateurs qui sont appelés à se développer. La note précise à ce titre qu’il serait question ici de textile, de la pêche maritime et des industries manufacturières centrées sur l’agro-industrie. Les industries pharmaceutique, mécanique, des phosphates et d’artisanat sont également concernées par cette recommandation. Dans ce même sens, la note se penche sur les opportunités à saisir en termes d’échanges commerciaux. Elle met ainsi l’accent sur le profit à tirer des accords de libre-échange noués par le Maroc aves différentes forces économiques internationales. Ceci sans omettre la primordialité de la diplomatie économique dans cette question.

Les départements gouvernementaux sont ainsi appelés à mener des réflexions ciblées pour diversifier les partenaires du Maroc et de renforcer les partenariats existants avec la France, la Chine, l’Inde, l’UE, l’Espagne, etc. Une attention particulière devrait être consacrée à d’autres partenariats. Il s’agit de celui avec «les pays du Conseil de coopération du Golfe et du partenariat solidaire Sud-Sud avec les pays et groupes de l’Afrique subsaharienne», relève-t-on dans la note. D’un point de vue sectoriel, M. Benkirane appelle par le biais de cette note d’orientation à l’accélération du processus de transformation structurelle de l’économie nationale. Celle-ci étant «étroitement liée à la mise en valeur et au développement des efforts déployés dans le cadre du Plan Maroc Vert, visant à diversifier la valeur ajoutée agricole, diminuer sa vulnérabilité face aux conditions climatiques, booster les investissements agricoles et à encourager l’agriculture solidaire», lit-on sur le même document.

Par ailleurs, M. Benkirane recommande d’augmenter la cadence de la mise en œuvre de la stratégie touristique et d’octroyer davantage de moyens à celle liée aux télécommunications. Pour mener à bien ces ambitions, une «caisse pour l’encouragement» sera activée. En plus de l’amélioration du climat des affaires et l’activation du plan de réforme de l’Investissement, la création et l’accompagnement des nouvelles entreprises et des projets innovants figurent dans l’ordre du jour préétabli par le chef de gouvernement. Les entreprises seraient ainsi mieux accompagnées et outillées grâce à la consolidation de la trésorerie des entreprises en passant par des appels d’offres publics, l’accélération de la restitution fiscale, la réduction des délais de paiement et le règlement des arriérés.

Au final, dans un besoin de redresser l’économie et de réduire les 3% du déficit budgétaire du Royaume, la note d’orientation adressée par le chef de gouvernement, aux départements gouvernementaux concernés recommande, entre autres, une nouvelle approche de gestion des projets d’investissements publics qui sera instaurée à partir de 2017. Celle-ci sera «fondée sur la mise en place des critères exacts et unifiés pour la sélection des projets, le suivi de leur réalisation et l’évaluation de leur impact».

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