Inwi inaugure son cycle de conférences : L’impact du Mobile Money débattu à Casablanca

Inwi inaugure son cycle de conférences : L’impact du Mobile Money débattu à Casablanca

Le rôle du paiement mobile dans la dynamisation de l’inclusion financière a été passé au crible le temps d’une rencontre à Casablanca. Il s’agit en effet de la première thématique abordée dans le cadre du cycle de conférences sur le Mobile Money organisé par Inwi en partenariat avec l’Agence de développement digital (ADD) et le think tank «Digital Act».

Ce cycle de conférences, inauguré jeudi 3 octobre, sert, selon Ghassane El Machrafi, Chairman de Inwi money, de plate-forme de réflexion participative quant aux nouveaux instruments et leviers à déployer pour assurer une bonne inclusion financière au niveau national. Le Mobile Money en est un.

En effet, ce mode de paiement qui fait son entrée progressive au Maroc est l’un des piliers de la stratégie nationale d’inclusion financière : une étude, élaborée par le cabinet Mckinsey, a en effet précédé cette stratégie.

Deux constats ont été relevés dans ce sens : Une grande partie de la population n’est toujours pas bancarisée et les dispositifs de paiement électroniques déployés tout au long des années précédentes n’ont pas bien fonctionné.

La nouvelle feuille de route de l’inclusion financière a pour vocation de démocratiser les opérations de paiement au profit d’une population peu desservie ainsi qu’à réduire la circulation du cash. L’impact de la monnaie électronique est majeur, d’où l’intérêt d’accélérer la cadence des projets engagés.

Le chiffre de 360.000 wallets (comptes électroniques) ouverts annoncé récemment par le wali de Bank Al-Maghrib n’assouvit pas la soif de Saloua Kerkri Belekziz, présidente de l’APEBI. «Nous avons du mal à décoller. Nous devons aller vite surtout que le Maroc est en train de penser à un nouveau modèle économique qui vise à réduire les disparités», indique-t-elle.

Et compte tenu du taux d’équipement très élevé au Maroc, Mme Karkri appelle à développer de nouveaux instruments autour du «Mobile», et ce en vue d’étendre les services du Mobile Money aux prestations sociales. Yassine Sekkat, directeur associé de McKinsey, reste quant à lui optimiste. «Certes, on va se plaindre parce que les choses ne se produisent pas assez vite, mais le Maroc a eu quand même le courage de mettre en place cette initiative de paiement mobile qui reste assez unique dans la région Mena».

Un avis partagé par Zakaria El Moujahid, directeur de la transformation digitale de l’Agence de développement digitale (ADD), qui pour sa part confirme l’élan positif de la transformation digitale opèré au niveau national. «La révolution du numérique touche aujourd’hui tous les secteurs. Cette transformation digitale est capable de stimuler, en profondeur, l’inclusion financière dont le pilote opérationnel reste, toutefois, la banque centrale». 

Rappelons qu’une quinzaine agréments a été accordée  à ce jour ouvrant l’accès à un nouveau mécanisme de paiement fruit d’un partenariat tripartite liant ainsi les banques marocaines, au régulateur télécoms «ANRT», et les trois opérateurs à savoir Maroc Telecom, Orange et Inwi. Le potentiel de ces paiements est évalué à plus de 400 milliards de dirhams par an.

Le flux des transactions pouvant être prises par le Mobile banking concerne le versement des prestations sociales de faibles montants, les transferts nationaux entre particuliers de faibles montants, les achats des particuliers dans le commerce de détail, le paiement de factures de services en réseau, l’achat de recharges téléphoniques et le paiement des fournisseurs par les commerçants de détail.

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