Jackpot pour Noor

Jackpot pour Noor

Les ambitions du Maroc en matière d’énergie renouvelable connaissent un large soutien international, en témoigne l’engouement des investisseurs étrangers pour le financement des projets d’énergie solaire du Royaume.

L’Agence nationale pour l’énergie solaire (Masen) a réussi la levée de près de 17 milliards de dirhams pour le financement des projets Noor II et Noor III, deuxième et troisième phases du complexe solaire de Ouarzazate. Le montant provient de dons, contrats de financement, des prêts et de crédits accordés par des bailleurs de fonds, essentiellement européens.

«Nous venons d’aboutir à la fin d’un processus assez important relatif au financement des projets de grande importance Noor II et Noor III, qui totalisent ensemble 350 MW, avec 200 MW pour Noor II et 150 pour Noor III et vont entrer en phase de construction l’année prochaine», a déclaré Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen, à l’occasion de la cérémonie de signature, vendredi à Rabat, des conventions de financement.  Ainsi, deux contrats de financement pour les coûts de développement de Noor I et Noor II ont été conclus avec le groupe bancaire allemand KfW et la Banque européenne d’investissement. Les deux contrats sont, respectivement, de 654 millions d’euros, soit 7,13 milliards de dirhams, et de 150 millions d’euros, soit 1,6 milliard de dirhams.

Trois contrats de prêt afférents au financement des coûts de développement et d’exploitation des projets du complexe Noor de Ouarzazate ont été signés avec la Banque mondiale à hauteur de 400 millions de dollars, soit un peu plus de 3,5 milliards de dirhams, la Banque africaine de développement (BAD) pour un montant de 100 millions d’euros, soit un milliard de dirhams, et le Fonds pour les technologies propres à hauteur de 238 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards de dirhams.

Par ailleurs, une convention de crédit pour le financement du développement de Noor III a été conclue avec l’Agence française de développement pour un montant de 50 millions d’euros, soit près de 550 millions de dirhams.

Ces financements viennent s’ajouter au don de 990 millions de dirhams octroyé par l’Union européenne à travers son initiative de facilité d’investissement pour le voisinage. Le contrat de don, signé le 12 décembre à l’occasion de la visite du commissaire européen chargé de la politique de voisinage, Johannes Hahn, prévoit une aide de 440 millions de dirhams au projet Noor II en plus d’une allocation de 550 millions de dirhams pour Noor III. Dans un communiqué publié à l’occasion de la signature des conventions de financement, la Masen précise que le processus de sélection des développeurs qui se chargeront de Noor II et Noor III en est à sa phase finale et que les résultats seront annoncés prochainement.
A l’image de la première phase du même projet, le complexe Noor II aura recours à la technologie thermo-solaire à capteurs cylindro-paraboliques. A terme, il devrait avoir une capacité de production brute de 200 MW.

Le projet Noor III recourira, quant à lui, à une nouvelle sous-technologie thermo-solaire, dite CSP Tour, qui aura une capacité de production brute autour de 150 MW. La taille cible du complexe solaire Noor de Ouarzazate devrait être atteinte après la mise en place de la tranche finale du projet, Noor IV, qui sera développée en utilisant la technologie photovoltaïque, avec une capacité minimale de 50 MW.
 

La BAD réitère son engagement pour l’énergie solaire au Maroc

Ce sera un total de 176 millions d’euros accordés par la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement des projets Noor I et Noor II du complexe solaire de Ouarzazate. Ce montant a fait l’objet d’un accord de prêt signé vendredi entre Mohamed Boussaïd, ministre de l’économie et des finances, Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen) et Yacine Fal, représentante de la BAD au Maroc.
Le groupe de la BAD a ainsi approuvé un prêt de 100 millions d’euros provenant des ressources propres de la banque, et un autre de 119 millions de dollars provenant du Fonds pour les technologies propres.

«Cette opération portera à près d’un milliard d’euros le volume total du portefeuille de projets actifs de la Banque africaine de développement dans le secteur de l’énergie au Maroc dont 73% consacrés au financement de projets d’énergies renouvelables d’origine éolienne, solaire et hydroélectrique», a déclaré Yacine Fal lors de la cérémonie de signature.

La représentante de la BAD a également tenu à souligner les retombées positives de ce projet, notamment la promotion de l’emploi dans la région et la réduction des émissions de CO2 d’environ 522.000 tonnes par an.
Il est à noter que ce projet est le deuxième financement accordé par la BAD au complexe solaire de Ouarzazate.

Le premier, datant de 2012, était constitué d’un prêt d’un montant de 100 millions d’euros sur les ressources propres de la Banque et d’un prêt de 100 millions USD du Fonds pour les technologies propres dans le cadre de Noor I.

Sur les pas de Noor I

La première tranche du projet du complexe solaire de Ouarzazate, Noor I, devrait être opérationnelle en août 2015, comme l’avait annoncé Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen) plus tôt cette année. La durée de construction aura été de 22 mois, pour un coût d’environ 6,5 milliards de dirhams et une capacité de 160 MW. Le développement de cette tranche avait été confié en septembre 2012 à un consortium mené par le groupe saoudien ACWA.  

Le site du complexe se trouve à environ 7 km de la ville de Ouarzazate, dans la région du Souss-Massa-Drâa. Le complexe solaire de Ouarzazate avec ses quatre tranches est le premier d’une série de projets de centrales solaires qui devraient totaliser 2000 MW à l’horizon 2020. Quatre autres sites avaient été sélectionnés pour le Plan solaire marocain (PSM), à savoir Ain Beni Mathar, dans la région de l’Oriental, Foum El Oued, Boujdour et Sebkhat Tah dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra.

L’énergie renouvelable devrait couvrir, à l’horizon 2020, 42% des besoins énergétiques du Royaume, dont 14% devraient être produits par les centrales d’énergie solaire du PSM.

 

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