août 20, 2018

 

Jawad Chami : «On s’attend à une belle cuvée pour cette 13ème édition»

Jawad Chami : «On s’attend à une belle cuvée pour cette 13ème édition»

Entretien avec Jawad Chami, commissaire du SIAM

Innovation, recherche, technologie, logistique… l’agriculture ne se réduit pas seulement à des terres agricoles cultivées avec des moyens traditionnels. Les agriculteurs sont bien conscients de cette nouvelle dimension qui leur permet de développer qualitativement et quantitativement leurs cultures et leurs productions. Dans sa 13ème édition, le SIAM se veut un espace d’échanges et de partage pour les professionnels mais aussi un lieu où ces connaisseurs peuvent découvrir les nouvelles pratiques dans le domaine. Pour en savoir plus, nous avons eu cet entretien avec Jawad Chami, commissaire du SIAM.

ALM : Comment se présente cette 13ème édition ?

Jawad Chami : On s’attend à une belle cuvée pour cette 13ème édition.

Beaucoup de paramètres permettent d’envisager six jours où nous allons normalement battre d’autres records. Parmi les points les plus importants qui caractérisent cette édition, c’est vraiment la thématique principale qui revêt cette année une grande importance capitale. Nous allons aborder également les marchés agricoles. Les marchés deviennent de plus en plus exigeants et les moyens logistiques permettent justement aux agriculteurs d’atteindre des marchés lointains, à savoir les marchés des pays du Golfe, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient ou encore des pays africains. Nous ne pouvons être vraiment compétitifs que si nous maîtrisons certains aspects logistiques.

Quel est le rôle de ce salon pour maximiser l’échange de savoir-faire en matière de logistique ?

Certains opérateurs logistiques sont présents lors de cette édition, des associations, mais également beaucoup d’entreprises privées, pour discuter avec les associations professionnelles des améliorations possibles, notamment sur le volet de la logistique. C’est une thématique dont on attend beaucoup de résolutions.

Le Maroc aujourd’hui, grâce à la puissance de son agriculture et de par son positionnement géographique, peut prétendre être la capitale de l’agriculture en Afrique et nous consolidons aujourd’hui ce projet avec nos partenaires étrangers, notamment allemands,  ivoiriens ou encore sénégalais.

Aujourd’hui le Salon de l’agriculture n’est plus qu’un salon qui défend les intérêts du Maroc, mais il défend les intérêts économiques de l’ensemble des pays, principalement les pays africains. Les activités du salon englobent les domaines qui peuvent être plus ou moins lointains de l’agriculture, par exemple les questions scientifiques. En tout cas l’intérêt pour ce salon grandit d’année en année.

On parle énormément des jeunes, de leur contribution à l’agriculture, quelle est justement la place des jeunes et de l’innovation cette année ?

Nous pouvons parler de plusieurs niveaux d’innovation, d’abord les techniques les plus avancées qui sont présentes au sein du salon, telles que le repérage par satellite, les logiciels, l’analyse de sol que l’agriculteur peut avoir dans sa propre ferme. Certains logiciels informatiques permettent d’être plus performant dans la gestion des cultures. On parle du digital comme les banques agricoles digitales et nous avons aussi d’autres innovations que ce soit dans la rétention d’eau, ou encore les améliorations génétiques de semences.

Comme vous le savez, sur le plan technologique les opportunités sont multiples. C’est pour cela que ce rendez-vous est très important. Cependant, à ma grande déception, sur six jours l’agriculteur n’a pas le temps de tout voir parce que chaque pôle recèle des richesses et comporte des innovations. Pour nous le SIAM est un exemple d’exposition unique dans le monde et cela témoigne du développement de l’agriculture marocaine.

Comment l’agriculteur peut notamment s’informer sur ces nouvelles technologies?

Actuellement il ne s’agit plus uniquement de produire mais de vendre. Les marchés imposent cela aux agriculteurs. Et l’agriculteur ne peut exister que s’il est compétitif. Il doit répondre à une demande qui change en permanence. Plus l’agriculteur s’adaptera à la nature des demandes exprimées, plus ses affaires réussiront.

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