Journées portes ouvertes de la SOREC: Marrakech pour clore en beauté

Journées portes ouvertes de la SOREC: Marrakech pour clore  en beauté

«Jamais deux sans trois, et le quatre vient tout seul…» Cet adage a consommé toute sa substance en nous faisant le plaisir de se vérifier avec une quatrième édition réussie des Journées portes ouvertes, communément connue sous l’acronyme de JPO.

Organisées par la Société royale d’encouragement du cheval (SOREC), du 15 janvier au 12 février dans les cinq haras nationaux d’Oujda, Meknès, Bouznika, El Jadida et Marrakech, ces journées ont une portée principalement pédagogique qui servent à la fois les éleveurs assoiffés d’apprendre davantage sur les meilleures techniques d’élevage et les professions qui s’articulent autour de ce domaine.

Chacune des étapes a été précédée par une caravane de sensibilisation à l’élevage  équin qui a sillonné plusieurs régions du Royaume dans un souci de proximité. A noter que la SOREC a innové cette année à travers un nouveau concept des JPO portant sur la création d’un village des éleveurs lors de chaque étape des haras nationaux.

En chiffres, la caravane s’est rendue dans 18 villages, a mené 384 enquêtes sur les pratiques de l’élevage et attiré plus de 1000 éleveurs. Ledit village propose des espaces avec des thématiques aussi riches que variées telles que  le bien-être et l’environnement du cheval, la reproduction équine, les utilisations du cheval, les procédures administratives, ainsi que des espaces de démonstration.

Une action spécifique est prévue pour le cheval barbe étant donné que les éleveurs souhaitent promouvoir cette race.

Les JPO s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de la filière équine lancée à l’horizon 2022 par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et confiée à la SOREC avec l’ambition de redonner au cheval sa place en faisant de la filière un véritable levier économique et social. Cette stratégie repose sur trois volets, à savoir la reconversion de la population équine, la sauvegarde et la valorisation du cheval barbe, et la pérennisation du financement de toute la filière.

La SOREC a pour mission notamment l’encadrement de l’élevage et l’amélioration des races chevalines nationales ainsi que le développement des courses hippiques. Fort d’un cheptel de 300 étalons, le réseau de la SOREC couvre l’ensemble du pays avec cinq haras, 43 stations de monte et 11 centres de promotion de l’élevage équin en plus du centre national d’insémination artificielle équine de Bouznika et 6 hippodromes.

Disposant d’un cheptel conséquent et d’une race chevaline noble, le Maroc figure fièrement aujourd’hui dans la cartographie mondiale des destinations préférées des amateurs de tourisme équestre. Le Royaume a donc tout à gagner en préservant cet héritage culturel en développant cette filière ancrée dans les traditions marocaines.

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