Kaymu livre son premier diagnostic du M-commerce au Maroc: Le mobile révolutionne l’achat en ligne

Kaymu livre son premier diagnostic du M-commerce au Maroc: Le mobile révolutionne l’achat en ligne

«Le M-commerce révolutionne l’achat en ligne car il rend celui-ci possible dans n’importe quelle situation de mobilité principalement à travers un smartphone ou une tablette».

Les appareils mobiles rivalisent les ordinateurs en e-commerce. La tendance s’inverse au Maroc. Le mobile devient en 2016 le premier canal de vente en ligne. C’est ce que souligne Kaymu dans sa première étude dédiée au M-commerce, analysant à la fois les transactions effectuées depuis une application et les achats depuis les versions mobiles de sites e-commerce. «Le M-commerce révolutionne l’achat en ligne car il rend celui-ci possible dans n’importe quelle situation de mobilité principalement à travers un smartphone ou une tablette. Une façon de consommer qui répond à une réelle évolution des usages et des comportements d’achat, y compris au Maroc», explique Sevan Marian, directeur général de Kaymu Maroc. Et de poursuivre que «le mobile est devenu aujourd’hui notre premier canal de ventes. Chaque action, amélioration et nouveau développement seront aujourd’hui plus que jamais pensé d’abord pour l’usage mobile que cela soit sur nos applications ou la version mobile de notre site».

Les chiffres révélés sont extraits des outils d’analyse de la plate-forme marchande. Selon Kaymu, 56% des commandes proviennent du mobile. Dans le cas de Kaymu, l’application arrive à mieux convertir la visite d’un utilisateur en commande et ce contrairement au site mobile qui se veut la première source de trafic sur la plate-forme. Le taux de conversion de l’application est estimé à 5%. Se référant à l’étude, le nombre de téléchargements d’application a augmenté, en une année de 680%. Les téléchargements sont passés d’environ 20.000 en 2014 à plus de 157.000 entre 2015 et 2016.

S’agissant des acheteurs, l’étude démontre que le profil du M-consommateur reste assez proche de celui du e-consommateur. Selon la même source, le client passe en moyenne 8 minutes sur le mobile contre 5 minutes sur l’ordinateur (desktop). La répartition géographique démontre que la moitié des M-consommateurs marocains vient de Casablanca. Rabat et Marrakech enregistrent des taux respectifs de 8 et 6%. La mode masculine vient en tête des intérêts des acheteurs sur mobile. Le taux évoqué par l’étude est de 79% contre 58% enregistré sur ordinateur (desktop). De par ces indicateurs, Kaymu Maroc trace le profil type d’un M-consommateur: un trentenaire, issu de Casablanca, connecté sur la version mobile du site depuis un appareil Android et qui y passe environ 8 minutes avant de finalement acheter une montre ou un T-shirt. «Le profil type livré par cette étude, principalement homme et très urbanisé, est assez réducteur quant à la diversité des profils ouverts à l’achat en ligne. Ceci prouve que le mobile est à peine à un stade embryonnaire au Maroc et sera certainement confronté à un rééquilibrage à court et moyen termes», conclut Sevan Marian.

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