L impérieuse nécessité d une nouvelle décharge

L impérieuse nécessité d une nouvelle décharge

La construction d’une nouvelle décharge publique est devenue une nécessité urgente pour la commune urbaine de Tanger. C’est ce qui a été affirmé lors de la dernière session ordinaire de l’arrondissement Charf M’ghogha, où se trouve l’actuel dépotoir public desservant plus d’un million d’habitants. «Notre ambition au sein du conseil de Tanger est la création d’une nouvelle décharge moderne et contrôlée à la hauteur des besoins grandissants de la ville. Plusieurs études ont été menées pour trouver des sites pour l’implantation du nouveau dépotoir. Nous multiplions les réunions pour discuter des moyens et des possibilités permettant la réalisation de ce projet», affirme Saïda Chakir, première vice-présidente de la mairie de Tanger et membre élue à l’arrondissement Charf M’ghogha.
Cette responsable poursuit que grâce à tous ces efforts entrepris et avec l’aide du wali de la région Tanger-Tétouan, le conseil a pu trouver une parcelle de terrain aux environs de la commune rurale de Hjar Nhal. Situé plus précisément sur le site de Squedla dans la province Tanger-Asilah, ce projet qui est prévu d’être réalisé sur un terrain domanial de 150 ha, «bénéficie du soutien du wali de la région de Tanger-Tétouan. Une étude de l’impact du projet de la nouvelle démarche sur l’environnement a été réalisée. Nous envisageons, de ce fait, d’entamer bientôt des discussions avec les responsables et les élus locaux de la commune rurale de Hjar Nhal pour prendre leur avis sur la réalisation de ce projet», précise Mme Chakir, faisant remarquer que «nous estimons que, malgré ces premières étapes franchies, le projet est toujours en phase d’étude».
Considérée comme l’une des plus anciennes au Maroc, l’actuelle décharge publique de Tanger- qui s’étend sur une superficie de 30 ha à 5 km du centre-ville- est opérationnelle depuis 1970. En attendant la réalisation et l’ouverture d’un nouveau dépotoir moderne et contrôlé, elle est destinée à accueillir près de 800 tonnes de déchets par jour. Sa gestion connaît toujours plusieurs problèmes dont l’absence d’un plan d’exploitation. Bien qu’à l’instar des autres communes urbaines au Maroc, Tanger bénéficie, depuis fin 2002, de l’accompagnement du Programme de gestion et protection de l’environnement (PGPE), qui est conduit en coopération avec lAgence de coopération technique allemande (GTZ).
«Ce programme accompagne et conseille la commune urbaine de Tanger dans l’environnement urbain, principalement dans la gestion communale des déchets solides», selon les responsables de ce dossier à la commune urbaine de Tanger.

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