L industrie marocaine accuse le coup de la crise

L industrie marocaine accuse le coup de la crise

L’industrie nationale fait les frais de la crise en cette fin d’année 2013. En effet, entre une majorité des industriels qui atteste de la quasi-stagnation de la production, le taux d’utilisation des capacités qui régressent et le repli évident des ventes, l’industrie commence à s’ébranler face à une conjoncture plutôt morose. Aussi, comparée au niveau d’octobre, les évolutions de la production et des ventes sont visiblement moins favorables.

C’est ce qui est à retenir des résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie relative au mois de novembre 2013, publiée par Bank Al-Maghrib.

Dans ce sens, la production aurait baissé avec un solde d’opinion qui passe de moins de 18% par rapport à son niveau en novembre 2012. Dans le même sillage, comparée à son niveau en octobre 2013, la production aurait diminué selon 37% des entreprises, ramenant le taux d’utilisation des capacités (TUC) à 70% après 71% le mois précédent, en relation avec la baisse de 5 points de pourcentage qu’aurait connue ce taux dans les industries «électriques et électroniques» à 79% et de 4 points dans la branche «chimie et parachimie» à 67%. En revanche, le TUC aurait augmenté de 3 points dans les industries «mécaniques et métallurgiques» à 62% et se serait stabilisé à 75% dans les industries agroalimentaires.

Dans le même sillage, Bank Al-Maghrib signale que les ventes globales auraient poursuivi leur trend baissier entamé depuis le début de la crise, selon 46% des industriels et évolué selon 34% contre, respectivement, 41 et 28% en octobre.

Quant aux nouvelles commandes, elles se seraient, pour leur part, améliorées selon 26% des chefs d’entreprises en octobre, après 37% le mois précédent, et auraient baissé selon 41%, après 31% en octobre 2013.

Par ailleurs, pour les trois prochains mois, les entreprises sont partagées entre une hausse et une stagnation de la production et des ventes avec des anticipations qui diffèrent d’une branche à l’autre, mais globalement 38% des industriels anticipent une stagnation de la production et 43% une hausse alors que pour les ventes, 54% des industriels s’attendent à une stagnation et seulement 27% à une hausse. Aussi, par secteur d’activité, l’enquête de conjoncture laisse paraître des évolutions disparates entre la production et les ventes. En effet, celles-ci auraient baissé dans la branche «chimie et parachimie» qui aurait réalisé une production en baisse en novembre selon 49% des entreprises au même titre que les ventes qui ont diminué par rapport au mois précédent selon 51% des industriels.

Dans le même sillage, la production aurait stagné dans les industries «textile et cuir» pour 41% des industriels et pour les industries «agroalimentaires» pour 39% d’entre eux.

Par ailleurs, après la baisse enregistrée en octobre pour 58% des entreprises du secteur, la production dans la branche «mécanique et métallurgique» se serait améliorée selon 42% des industriels et aurait baissé selon 36%. Pareillement, dans les industries électriques et électroniques, la production se serait améliorée pour le deuxième mois consécutif, soit un solde d’opinion de 15 points.

De même, les ventes auraient enregistré une hausse en novembre pour 55% des entreprises impliquées dans l’enquête, après avoir été en baisse en octobre pour 70% d’entre elles.

L’évolution des ventes en novembre trouverait son origine dans l’amélioration des ventes aussi bien sur le marché local qui est le cas de 60% des entreprises qu’étranger pour 54% d’entre elles.

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