L industrie marocaine s enlise dans la crise

L industrie marocaine s enlise dans la crise

Décidément, 2013 n’a pas été l’année de l’industrie au Maroc. En effet, le secteur a bel et bien fait les frais de la crise en cette année écoulée. Ainsi, entre une majorité des industriels qui attestent de la quasi-stagnation de la production, le taux d’utilisation des capacités qui régresse et l’évidente stagnation des ventes, l’industrie a fini par s’essouffler face à une conjoncture plutôt morose qui n’a que trop duré.

Aussi, comparée au niveau de novembre 2013, les évolutions de la production et des ventes sont ressorties en stagnation et donc en recul par rapport aux mois précédents.

C’est ce qui est à retenir des résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie relative au mois de décembre 2013, publiée par Bank Al-Maghrib. Dans ce sens, la production aurait stagné avec un solde d’opinion qui passe d’une timide hausse de 1% en novembre 2013 à un léger recul de 1% en décembre 2013.

Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités (TUC) s’est établi, en décembre 2013, à 68% contre 70% un mois auparavant réalisant, ainsi, une baisse de 2 points par rapport à novembre. Ce repli du TUC s’explique par une baisse de 7 points dans la branche «électrique et électronique» et de 4 points dans la branche «mécanique et métallurgique». Par contre, le TUC aurait connu une quasi-stagnation dans les autres branches.

Dans le même sillage, Bank Al-Maghrib signale que s’agissant des ventes globales, les industriels sont partagés entre une stagnation pour 40% d’entre eux et une hausse pour 34% d’entre eux. Cette évolution recouvre une hausse des ventes sur le marché local et une baisse de celles destinées à l’étranger.

Quant aux nouvelles commandes reçues en décembre, elles auraient, pour leur part, stagné en décembre selon 44% des industriels et baissé selon 37% des chefs d’entreprises. Par contre, seulement 19% d’entre eux annoncent une hausse.
Par ailleurs, pour les trois prochains mois, Bank Al-Maghrib annonce que les entreprises sont plutôt optimistes avec 41% qui déclarent une hausse de l’activité et 39% une stagnation alors qu’en novembre, 43% des entreprises prédisaient une hausse de l’activité pour les trois prochains mois. Pour les ventes, 42% des industriels anticipent une stagnation et 37% d’entre eux une hausse.

Aussi, par secteur d’activité, l’enquête de conjoncture laisse paraître des évolutions disparates entre la production et les ventes. En effet, celles-ci auraient baissé dans la branche «électrique et électroniques» qui aurait réalisé une production en baisse en décembre selon 64% des entreprises au même titre que les ventes qui ont diminué par rapport au mois précédent selon 74% des industriels.

Dans le même sillage, la production aurait stagné dans les industries «chimiques et parachimiques» pour 64% des industriels du secteur et pour les industries «agroalimentaires» pour 48% des chefs d’entreprises. Par ailleurs, s’agissant des autres branches, les chefs d’entreprises sont restés partagés entre une stagnation pour 41% d’entre eux et une baisse pour 32% d’entre eux dans les activités «textile et cuir», et entre une hausse pour 37% des interviewés et une baisse pour 37% de ces derniers dans les industries «mécaniques et métallurgiques».

De même, les ventes auraient stagné dans les industries «chimiques et parachimiques» pour 61% des chefs d’entreprises questionnés et se seraient améliorées dans l’«agroalimentaire» pour 58% des industriels, tandis qu’elles auraient baissé dans la branche «électrique et électronique» pour 74% des opérateurs du secteur.

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