La 2 édition de la Fnacam sous le signe des défis à venir : Le gotha de l’assurance réuni à Marrakech

La 2 édition de la Fnacam sous le signe des défis à venir : Le gotha de l’assurance réuni à Marrakech

Bien que le secteur des assurances soit en plein essor, de nombreux défis attendent les deux corps de ce secteur, à savoir les sociétés d’assurances et les intermédiaires d’assurance.ou

Une réalité exprimée par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR), la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurances au Maroc (Fnacam) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) à l’occasion de la 2ème édition de la Fnacam tenue les 17 et 18 novembre à Marrakech en présence des intermédiaires d’assurances. Pour Khalid Aouzal, président de la Fnacam, la fédération se veut être une passerelle utile à «un dialogue constructif et consensuel entre tous ceux qui font que notre marché se démarque et s’impose comme l’un des plus performants d’Afrique».

Changements en cours des textes qui régissent le secteur

Présent à cet événement, Hassan Boubrik, président de l’ACAPS, a dévoilé les mesures législatives et réglementaires attendues dans les mois prochains. Ainsi, il a fait part de la nette amélioration dans le recouvrement des primes suite à l’adoption de la circulaire y afférente. Le président de l’ACAPS explique que l’amendement du livre 4 du code des assurances annonce de nouvelles conditions d’exercice de la profession d’intermédiaire en supprimant les examens pour les agents tout en gardant le pouvoir de régulation par l’ACAPS. Plus encore, cet amendement met l’accent sur la formation avec l’obligation pour les sociétés dans le secteur d’assurer une formation adéquate à l’ensemble de son réseau.

Par ailleurs, M. Boubrik a souligné que le secteur ne peut pas se développer sans une relation de confiance entre l’assuré d’un côté et les intermédiaires et les compagnies d’assurances de l’autre côté, d’où l’obligation du conseil pour les intermédiaires. Concernant le Takaful, le président de l’ACAPS a fait savoir que l’ensemble de ses textes d’application ont été transmis au ministère de l’économie et des finances.

Le défi du digital : 95% des intermédiaires inscrits à ce jour à l’application web’inter

Les assurances seront parmi les industries les plus touchées par le digital, selon le président de l’ACAPS. De son point de vue, en utilisant le big data les compagnies d’assurances pourront connaître de manière précise les comportements et les risques associés à chaque client. «Nous avons beaucoup de retard à attraper dans ce domaine-là», souligne-t-il. Dans cette perspective, l’autorité avait mis en place l’application Web’inter pour améliorer les services destinés aux intermédiaires d’assurances. Il s’avère qu’à ce jour, 95% des intermédiaires se sont déjà inscrits à cette application et 90% des états ont été remplis et validés. Cet outil permet actuellement de connaître par exemple la production du dernier trimestre par région, par commune, par branche, explique Hassan Boubrik. De son côté, Bachir Baddou, directeur général de la FMSAR, a rappelé que les plus grandes organisations dans le monde repensent leur mode de développement et investissent dans les nouvelles technologies et le digital. D’ailleurs, il a dévoilé que la notion de disruption, à savoir la transformation que connaît l’industrie des assurances, sera la thématique du rendez-vous de Casablanca des 4 et 5 avril 2018.

Le nombre d’agents et de courtiers a progressé de 17% entre 2012 et 2016

Concernant l’embellie que connaît le secteur, le directeur général de la FMSAR a révélé en effet qu’entre 2012 et 2016, le nombre d’agents et de courtiers a progressé de 17%.

Sur la même période, les sociétés d’assurances ont réalisé une progression de 35% de leur chiffre d’affaires. Toutefois, le taux de pénétration de l’assurance au Maroc ne dépasse pas 3,6% actuellement alors que dans certains pays développés ce taux atteint 9%, voire plus.

      «L’assurance se vend mais ne s’achète pas»

Questions a Khalid Aouzal, président de la Fnacam

Alm : Quelle est la particularité de cette deuxième édition ?

Khalid Aouzal : Ce deuxième rendez-vous a pour objet d’informer le réseau professionnel de distribution sur les nouveautés du marché, à savoir toute la partie relative à Takaful et l’assurance des risques relative à la construction. Par la suite nous avons signé une convention très importante dans le cadre de la formation diplomante pour les salariés et le futur du secteur de l’assurance. Nous sommes convaincus que la formation c’est la clé de l’évolution de notre secteur. Sachant qu’actuellement, la formation est une question importante pour tous les opérateurs qu’ils soient assureurs ou intermédiaires. Et pour cause, les ressources humaines sont de plus en plus rares et celles qui existent sur le marché sont très vite repérées par les opérateurs. Dans le cadre de cette édition, nous avons également consacré un atelier sur la protection du consommateur et notamment les obligations des intermédiaires et des assureurs d’informer le consommateur.

La TVA sur les opérations d’intermédiation suscite beaucoup de réticence auprès de la profession, pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous avons entamé une étude sur le bassin méditerranéen avec nos amis du continent pour connaître les pratiques et échanger les expériences dans le domaine. Nos confrères à travers le bassin méditerranéen à part l’Algérie sont exonérés de paiement de TVA. Les 15 pays d’Afrique francophone sont eux aussi exonérés de paiement de la TVA. Nous ne sommes pas le consommateur final et nous ne devons pas la supporter.

La révolution numérique élargit les perspectives d’avenir pour la profession mais constitue un défi majeur pour l’ensemble du secteur, comment comptez-vous y faire face ?

Comme l’a bien exprimé Bachir Baddou, le directeur général de la FMSAR, lors de cet événement, «l’assurance se vend mais ne s’achète pas». Quand j’ai démarré dans la profession il y a 24 ans, les clients venaient au cabinet pour souscrire. De nos jours, nous sommes obligés d’aller vers le client, le monde évolue à grande vitesse. Cette question nous mène à l’achat sur le Net. En effet, l’achat en ligne pose la problématique de la sécurité de paiement par carte. Le jour où il sera bien sécurisé, cela permettra aux intermédiaires d’avoir un nouveau canal qui est la vente par Internet.

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