La BAD prête à l’ONCF

La BAD prête à l’ONCF

Un prêt de 112,3 millions de dollars américains sera accordé à l’ONCF pour consolider ses infrastructures ferroviaires.

Ce financement, qui vient d’être approuvé par le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, sera destiné à l’axe Tanger–Casablanca–Marrakech. En détail, les fonds serviront, selon la BAD, à doubler la voie ferrée qui relie la ville de Settat à celle de Marrakech.

Le doublement de ce tronçon de 142 km va générer des gains de temps et permettre l’accroissement du trafic de voyageurs et de fret entre Casablanca, capitale économique du Royaume, et Marrakech, principal pôle touristique.
Le volume annuel de voyageurs pourrait ainsi passer de 4,5 millions actuellement à plus de 7,4 millions en 2020, année prévue pour l’achèvement des travaux. Quant au volume de fret, il pourrait plus que doubler.

Pour rappel, la BAD avait déjà accordé en 2010 à l’ONCF un prêt de 396 millions de dollars américains pour moderniser d’autres tronçons de l’axe Tanger – Casablanca – Marrakech. Un projet qui est, selon la banque, actuellement en cours d’achèvement.

En fait, ces investissements successifs répondent à l’augmentation rapide de la demande de transport au cours des dernières années. Entre Casablanca et Marrakech, le volume de voyageurs avait notamment grimpé de près de 20% entre 2010 et 2014.

«La qualité du transport ferroviaire est un élément d’attractivité pour les acteurs économiques. La promotion du rail correspond à la volonté de la banque d’investir dans des modes de transport à la fois efficaces et durables, peu émetteurs de CO2», précise Amadou Oumarou, directeur du département des transports et des TIC à la BAD.

Ceci étant, ce sont plus de 8 millions de Marocains qui vivent dans la zone d’influence du projet. L’amélioration de l’efficacité du transport par rail contribue à la compétitivité logistique et à la réduction de la pauvreté sur ces territoires. Le projet a été, selon les initiateurs, conçu à travers une approche participative en associant les populations riveraines. Il prévoit, dans ce sens, une série d’actions connexes, finançant des programmes de terrain orientés notamment vers les femmes.

En tant que partenaire du projet, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), entre autres, assurera, pour sa part, la promotion d’activités génératrices de revenus, la création de centres polyvalents, de foyers féminins (maisons d’accouchement de femmes), la mise en place de dispositifs d’appui aux jeunes de foyers d’étudiants, la création de crèches et d’infrastructures préscolaires dans les zones pauvres.

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