La BAD trace une feuille de route pour le Maghreb

La BAD trace une feuille de route pour le Maghreb

La Banque africaine de développement (BAD) s’attaque au chômage des jeunes au Maghreb. En effet, dans sa dernière note économique la BAD a fourni, à partir d’expériences positives dans d’autres régions, un certain nombre de recommandations qui répondent à la fois aux contraintes de l’offre et de la demande qui alimentent le chômage dans la région. Il en ressort donc que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie font tous face à des défis et des opportunités distincts dans la lutte contre le chômage des jeunes. Par conséquent, les recommandations proposées s’appliquent à la région dans son ensemble et doivent être adaptées à la situation particulière de chaque pays. Aussi, il s’agit de propositions d’orientations stratégiques générales en vue de lutter contre le chômage des jeunes à court et à moyen termes. Les recommandations s’articulent autour de quatre thèmes. À savoir le système éducatif, la transition de la formation à l’emploi, les programmes actifs en faveur du marché du travail (ALMP) et la quantité et la qualité des emplois. Dans le premier volet, la BAD appelle à réformer les programmes d’études des écoles et universités, pour fournir les compétences qui sont prisées sur le marché de l’emploi, à mettre en place des directives officielles et des moyens d’évaluation de la qualité pour assurer que les programmes répondent à des normes de base convenues et sont appliquées de manière uniforme et enfin à mieux aligner les systèmes éducatifs du Maghreb sur les normes internationales. S’agissant de la transition de l’enseignement à l’emploi, pour lutter contre la discrimination contre les jeunes à l’embauche, la BAD préconise d’offrir aux jeunes davantage de possibilités d’acquérir une expérience professionnelle pratique. Aussi, les jeunes ayant une formation de haut niveau doivent réorienter leurs espoirs vers d’autres emplois que ceux du secteur public. Dans le 3ème volet, la BAD relève que les ALMP doivent cibler un éventail plus large de groupes, notamment les jeunes défavorisés, être bien coordonnés et doivent idéalement impliquer une multitude de partenaires afin de garantir le maximum d’efficacité et de couverture. Et enfin dans le dernier volet, la Bad appellle, en terme de quantité et qualité des emplois, à réduire les coûts financiers et administratifs liés aux transactions commerciales afin d’attirer l’investissement privé et les IDE vers la région et les entreprises à fournir une formation pour les emplois. Cette dernière approche pourrait, selon la BAD, être encouragée par des subventions publiques ou des incitations fiscales.

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