La baisse est au rendez-vous

Les plus grandes banques d’affaires américaines n’ont pas fini de faire les frais des derniers scandales et crises financiers qui ont rythmé leur dernier exercice.
La plupart des majors prises dans cette tourmente annonceront cette semaine des résultats trimestriels en baisse, soulignent de nombreux analystes de la place new yorkaise. Un mois au moins avant les autres établissements, du fait du décalage de leur exercice comptable clos fin mai, les banques d’affaires Bear Stearns, Lehman Brothers, Morgan Stanley, et Goldman Sachs ouvrent cette semaine le bal des résultats trimestriels. D’un trimestre à l’autre, les analystes s’attendent dans l’ensemble à des résultats plutôt décevants, à l’exception toutefois de Bear Stearns. Ainsi, la sixième société de courtage aux Etats-Unis confirme une fois de plus sa bonne résistance face au contexte international peu favorable à l’essor du marché actions et des fusions-acquisitions (M&A).
La petite banque qui monte devrait ainsi annoncer des bénéfices par action de 1,2 dollar, certes en dessous du 1,29 dollar du premier trimestre, mais bien supérieurs au 1,18 dollar enregistré un an plus tôt. De leur côté, Goldman Sachs et Lehman Brothers, avec respectivement 0,99 et 1,05 dollar de bénéfice par action, devraient faire mieux que le trimestre précédent, mais moins bien que le deuxième trimestre 2001 où ils réalisaient 1,06 et 1,38 dollar de bénéfice par action.
Enfin, concernant Morgan Stanley, les analystes se montrent plus pessimistes et tablent sur un bénéfice par action de 0,72 dollar contre 0,82 dollar un an plus tôt. Côté perspectives, l’optimisme n’est pas franchement à l’ordre du jour pour les mois à venir. Les banques d’affaires devraient en effet encore pâtir de la mauvaise conjoncture, à l’heure où les marchés broient du noir.
La crise de confiance qui s’est installée après l’éclatement de la bulle des télécoms, l’affaire Enron et les scandales à répétition qui s’en sont suivis obligent ces banques d’investissement à repenser profondément leur modèle, avant de pouvoir repartir à la conquête d’une clientèle quelque peu échaudée par les conséquences des grandes opérations de fusions et acquisitions lancées il y a quelques mois en pleine euphorie. L’heure des comptes a sonné.
Et ce ne sont pas les quelque 100 millions de dollars versés à titre d’indemnité, dans le cadre d’un accord à l’amiable par Merrill Lynch, qui pourraient régler une fois pour toutes l’ensemble des problèmes.

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