La Banque mondiale investira 45 MM de dollars

La Banque mondiale (BM) portera le montant de ses investissements dans l’infrastructure à 45 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour promouvoir la création d’emplois et une reprise rapide, a indiqué le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. «Les investissements dans l’infrastructure peuvent fournir une base à la création d’emplois, à une croissance économique durable et à la réduction de la pauvreté, et aussi permettre d’amorcer une reprise», a indiqué, jeudi, M. Zoellick, à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (24-26 avril). En raison de la crise alimentaire qui a sévi l’année dernière, le Groupe de la Banque accroît également son appui à l’agriculture qui passera de 4 milliards de dollars en 2008 à 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années dans le but de répondre au besoin vital de sécurité alimentaire. «La crise qui a secoué l’Amérique latine et l’Asie a montré l’impact négatif qu’un recul de l’activité dans le secteur des infrastructures peut avoir dans un pays, en ébranlant les bases d’une croissance économique à long terme d’une manière particulièrement préjudiciable aux populations les plus pauvres», a estimé le président de la Banque mondiale. «L’infrastructure fournit également un appui essentiel à l’agriculture. En l’absence de l’infrastructure nécessaire, une grande partie de la production agricole peut être perdue», explique-t-il. Le nouveau Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) de la Banque mondiale accordera ainsi 45 milliards de dollars sous forme de prêts à l’infrastructure au cours des trois prochaines années, soit un montant supérieur de 15 milliards aux investissements des trois années précédant la crise. Par ailleurs, l’IFC, qui est l’institution membre du Groupe de la Banque ciblant ses investissements sur le secteur privé, a mis en place un Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise (ICF) dans le but de combler les besoins de financement non satisfaits de projets d’infrastructure viables financés par le secteur privé ou dans le cadre de partenariats public-privé sur les marchés émergents. L’IFC apportera un montant à hauteur de 300 millions de dollars sous forme de participations avec d’autres sources en vue de lever au moins 2 milliards de dollars de plus pour cofinancer des projets d’infrastructure. Cette initiative contribuerait à mobiliser des ressources supplémentaires pouvant atteindre le triple de ce montant pour appuyer des projets d’infrastructure d’une valeur de l’ordre de 10 milliards de dollars.

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