La Banque mondiale veut financer Casablanca

La Banque mondiale veut financer Casablanca

La Banque mondiale est intéressée pour apporter des financements aux grands projets de Casablanca. Et c’est la raison pour laquelle une délégation de haut niveau de la banque a fait le déplacement le 4 juin dans la capitale économique pour y rencontrer des responsables de la wilaya.

Selon des sources proches de cette dernière, d’ailleurs, la délégation de la Banque mondiale s’intéresse de près et particulièrement aux projets relatifs à la distribution d’eau et d’électricité, à l’assainissement ainsi qu’à l’amélioration de l’éclairage public et de l’optimisation de l’éclairage dans les locaux administratifs dans le cadre du projet national dit d’efficacité énergétique.

A cela, il faut ajouter les projets de restructuration des quartiers sous-équipés de la ville faisant partie du plan d’urgence lancé par la wilaya il y a quelques mois.

Selon les mêmes sources à la wilaya de Casablanca, la Banque mondiale a exprimé son intérêt pour financer des projets dans la distribution mais qu’elle attendait aussi que certains volets soient clarifiés sur le plan juridique faisant allusion à des réformes institutionnelles déjà engagées comme la création du groupement d’agglomérations et, surtout, le projet d’externalisation de la gestion du fonds de travaux qui constitue une des sources de financement des investissements réalisés par le délégataire, en l’occurrence la Lydec.

En attendant l’arrivée éventuelle des fonds de la Banque mondiale, il faut savoir que pour la période de 2014 à 2027, les besoins en investissements de la ville de Casablanca pour les services de base sont évalués à 5,3 milliards DH pour l’eau potable, 2,9 milliards DH pour l’électricité, 18,8 milliards DH pour l’assainissement et, enfin, 1,2 milliard DH pour l’éclairage public, soit au total un effort d’investissement de quelque 28 milliards DH.

Selon les dernières estimations, les ressources prévisionnelles sur la même période ne couvrent évidemment pas l’investissement global avec un gap estimé entre 5 et 8 milliards DH. C’est à ce niveau que des financements de la Banque mondiale pourraient être les bienvenus.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *