La BCE réduit à portion congrue ses achats d’obligations d’Etat

La Banque centrale européenne (BCE) a réduit à portion congrue ses achats d’obligations d’Etat de pays de la zone euro, selon des chiffres publiés lundi qui confirment l’apaisement du marché de la dette. Sur la semaine écoulée, l’institution a déboursé 176 millions d’euros en dette de la zone euro, contre 300 millions d’euros la semaine précédente et de l’ordre de 4 milliards par semaine le mois dernier. La BCE a graduellement réduit ces derniers temps ses achats en parallèle à la détente du marché des obligations d’Etat. Elle projette d’acquérir, mardi, 60,5 milliards d’euros de liquidités auprès des banques, une opération qui vise à neutraliser le risque inflationniste de ses achats d’obligations publiques. Pour chaque euro d’obligation publique acheté, la BCE absorbe la semaine suivante un euro sur le marché, c’est-à-dire qu’elle prend l’argent des banques en dépôt auprès d’elle, pour que ces opérations restent neutres en termes d’inflation. Le montant absorbé correspond au cumul des achats d’obligations depuis le début de l’opération le 10 mai, en pleine crise de la dette grecque.  La BCE a précisé lundi qu’elle reconduirait la même opération d’absorption de liquidités la semaine prochaine, ce qui signifie qu’elle continue à acheter des obligations publiques cette semaine, mais vraisemblablement en faible quantité. Les pays «à problème» de la zone euro ont réussi ces derniers temps à lever des fonds sur les marchés, rendant moins nécessaire l’intervention de la BCE. La semaine dernière, l’Irlande et la Grèce, qui comptent parmi les moins solvables, ont placé de la dette avec succès.  La BCE a en outre annoncé, lundi, son opération principale de refinancement sur sept jours, un «refi» classique qui se fera au taux fixe de 1% et à volume illimité, comme la BCE en a pris l’habitude depuis plus d’un an.

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