La Bourse choisit Saïd Ahmidouch

La Bourse choisit Saïd Ahmidouch

C’est Saïd Ahmidouch, ex-directeur général de la compagnie d’assurance CNIA qui a été choisi pour succéder à Driss Bencheikh à la tête du directoire de la Bourse de Casablanca. Le Conseil d’administration de la Société gestionnaire de la Bourse de Casablanca (SBVC) a retenu, à l’unanimité, la candidature de Saïd Ahmidouch. Sous réserve de validation par le ministre de tutelle, Fathallah Oualalou, l’ex-directeur général adjoint de la Compagnie Africaine d‘Assurance (CAA) devrait prendre bientôt ses fonctions. Cet ingénieur des Mines de Paris est connu pour être un des meilleurs techniciens du secteur financier en général, des assurances en particulier. Son travail à la tête de la CNIA, pendant cinq années, a permis le redressement spectaculaire de la compagnie publique, vendu au groupe Arig à l’issue de sa privatisation. Les fondamentaux financiers ont été largement rétablis. «La qualité de service fortement améliorée et les ressources humaines valorisées ont permis à CNIA Assurance de se repositionner parmi les compagnies de référence de la place», précisait le communiqué de presse annonçant son départ de CNIA, suite à l’aboutissement du processus de cession de la participation de ARIG en faveur de Saham dirigé par Moulay Hafid Elalamy.
Le nom de Saïd Ahmidouch a pris par surprise l’ensemble des observateurs financiers de la place. Contrairement à toute attente, son nom n’a pas circulé dans la liste des candidatures. Le marché s’est fait écho de la candidature de Rachid Ouali Alami, actuellement directeur de l’ex-filiale BNDE, désormais filiale CDG, Safa Bourse. Aussi, Hamid Belfdel, ex-dirigeant et fondateur de polyfinance, actuellement dirigeant de polycompétence et président du CJD, était annoncé à la Bourse de Casablanca. Parmi les autres candidatures, le nom du fils de Hassan Chami, Khalid Chami a été cité. Finalement, c’est Saïd Ahmidouch qui a fait l’unanimité.
Auparavant, les membres du conseil de surveillance de la SBVC avaient mandaté un cabinet international pour trouver la perle rare, à l’étranger, notamment. La tâche fut assurément ardue pour la trouver. Enfin, aux côtés de Amine Benabdessalam et Omar Drissi Kaoutini siégera, en sa qualité de président du directoire, Saïd Ahmidouch.
Par ailleurs, certaines informations faisaient état de la démission de l’actuel président du conseil de surveillance, Rachid Tlemçani, de son poste. Désormais à la tête d’un grand pôle au sein du groupe ONA, et administrateur dans plusieurs sociétés du groupe, des observateurs le donnaient partant. Renseignement pris, il est n’en est rien. « Rien dans les statuts actuels ni dans le règlement général n’exige son départ », tient à préciser une source proche du dossier. Par la suite, Rachid Tlemçani restera à la tête du conseil de surveillance de la SBVC.
De toute manière, les textes de réforme des statuts de la SBVC ont bien pris le soin de limiter et de préciser les fonctions des membres du conseil de surveillance. Ainsi, à partir de janvier 2004, la Bourse de Casablanca a rehaussé la qualité de sa gouvernance en épousant les pratiques de gouvernance d’entreprise les plus rigoureuses qui soient, persuadée qu’elles sont essentielles à son essor et à son développement. Dans le détail, le membre du Conseil doit, au moment où il entre en fonction, prendre ou avoir pris connaissance des textes légaux et réglementaires intéressant le fonctionnement des sociétés anonymes, des statuts de la Bourse de Casablanca, et de tout complément ou modification qui leur serait apporté ultérieurement. Le membre du Conseil doit recevoir de la Bourse de Casablanca, dans le délai approprié, les informations nécessaires à l’accomplissement de son mandat.
En matière d’informations privilégiées, chaque membre du Conseil s’engage, comme tout cadre dirigeant de la Bourse de  Casablanca, à se conformer à la procédure interne adoptée en vue d’écarter toute  utilisation ou communication d’informations privilégiées relatives à  l’institution.
Désormais, charge à Saïd Ahmidouch de mener à bien les nouveaux chantiers ouverts par le conseil de surveillance.
L’élargissement de la cote en est le principal défi. Une nouvelle approche s’impose donc pour attirer un plus grand nombre d’entreprises. À terme, mondialisation oblige, la Bourse de Casablanca doit s’ouvrir sur le reste du monde. Là réside un autre défi. Les chances sont de son côté. Un élément pour illustrer cette donne : le logiciel opérationnel sur la bourse de Paris est le même qu’à Casablanca. Une intégration est donc plus facile.

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