La bourse et la guerre

Si personne n’aurait pu imaginer les attentats du 11 septembre, la riposte militaire américaine ne faisait aucun doute. M. George Bush, Président des Etats-Unis, avait été on ne peut plus clair. Et c’est sans doute pour cela que les marchés financiers sont restés relativement calmes. Les fondamentaux de l’économie n’en seraient pas changés (la récession avait commencé aux Etats-Unis avant les attentats), mais la baisse de taux à répétition et le plan de relance de George Bush entraîneraient un fort effet de levier, sans compter une véritable boulimie de consommation qui relancerait la machine économique. La situation serait, évidemment, la même en Europe. Les marchés resteront très volatils, sans vraie tendance. Ce qui, selon les analystes, pourrait entraîner le CAC 40 à tourner autour d’un pivot entre 4.300 et 4.000 points. Situation qui durerait tant qu’on ne pourrait parler de vraie paix. Reste que, comme l’écrivent les analystes de CDC Ixis Asset Management, « les fondamentaux des marchés actions sont fragilisés. Si les valorisations sont historiquement attrayantes, singulièrement en Europe, la dégradation encore attendue sur le résultat des sociétés ne permet pas de privilégier à court terme cette classe d’actifs. D’autant que la conjoncture continue de se dégrader aux Etats-Unis, notamment l’environnement sur consommateur, avec des pertes d’emplois en accélération qui assombrissent nettement ses perspectives ». Dans ce contexte pour le moins troublé, tout le monde trinquera. Et à longue échéance.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *