La Bourse met le paquet

La Bourse met le paquet

Après avoir évolué sous le signe de la croissance, la Bourse de Casablanca se veut, désormais, créatrice de valeurs. «Consciente des enjeux majeurs du marché des capitaux dans le développement économique et social du Royaume et des faiblesses structurelles du marché financier, la société gestionnaire du marché boursier a arrêté une stratégie «Future 2006» composée de trois axes stratégiques majeurs, susceptibles de lui permettre de s’inscrire dans un développement», explique Driss Bencheikh, président du directoire de la SBVC en marge de la conférence de presse organisée mardi 5 octobre à Casablanca. Ainsi, une approche marketing est plus lisible. Les priorités sont clairement hiérarchisées et les besoins mieux définis.
«Élargir la cote, en incitant plus de sociétés à s’introduire en Bourse, améliorer la liquidité, en attirant plus d’investisseurs individuels et développer les produits dérivés, en créant un marché à terme de taux, tels sont les objectifs de la Bourse de Casablanca pour les trois prochains exercices», précise Amine Benabdessalam, membre du directoire et directeur marketing. Le leitmotiv du marché est de continuer à se développer pour assurer la croissance de la place, tout en pérennisant l’économie boursière, en favorisant sa rentabilité et le développement de ses intervenants.
Le staff de la Bourse est parti d’un constat évident, mais malheureusement peu connu du grand public.
Depuis janvier 2003, le marché boursier a renoué avec un trend positif en termes d’activité et de performance.
Avant d’arrêter sa stratégie, la Bourse de Casablanca a mené en 2003 une enquête qualitative auprès de 1 500 épargnants marocains. Elle a eu pour principal objectif de mesurer le profil de l’épargnant, ses comportements, ses perceptions et motivations, ainsi que ses insatisfactions et freins. Les contraintes relevées en matière d’épargne boursière sont multiples. « D’abord, l’image du marché boursier est globalement floue auprès du grand public, due essentiellement à une méconnaissance profonde de ses produits, de ses mécanismes et à un certain nombre d’idées reçues : 75 % des sondés répondent ”ne sait pas” aux questions sur les caractéristiques des produits financiers », précise Amine Benabdessalam.
Ensuite, le marché boursier n’est pas concret, il n’apparaît pas comme un bénéfice et encore moins comme une solution face à la problématique du placement ou du financement.
« Aussi, que ce soit pour l’entreprise émettrice ou pour l’épargnant, la notion fondamentale de long terme n’est pas toujours associée au marché boursier », ajoute Nourredine Ayouche, président fondateur de l’agence Lowe Shem’s, à l’origine de la campagne de communication.
Par ailleurs, cette étude fait état des principales sources d’information pour l’achat de produits financiers que sont les amis à 75 % et les banques pour seulement 49% des sondés. Par contre, la communication de l’ensemble des acteurs du marché est quant à elle jugée insuffisante, vu la complexité de certains produits.
Enfin les avantages fiscaux attachés à ce type de produit restent largement méconnus. Prenant appui sur les raisons de satisfaction des épargnants, la Bourse de Casablanca a ainsi mis en avant l’argument de rentabilité (38 % des avis exprimés) plutôt que la sécurité des biens (17 %).
De ce fait, la campagne de communication, orientée exclusivement vers les épargnants, cible une population dont le rôle est primordial en tant que pourvoyeur de liquidité «donc de réussite de l’axe du plan Stratégique ‘ Future 2006» de développement de la liquidité du marché boursier », précise Driss Bencheikh.
Le message retenu se veut concret et direct. À travers des taux de rendement largement inférieurs à celui du marché boursier actions, en montant crescendo pour révéler finalement un taux moyen de rentabilité annuelle de 12,14 % sur les dix dernières années, la Bourse de Casablanca met en avant la rentabilité exceptionnelle de son indice.
Le principal argument de cette campagne se fait par la preuve. À l’instar des principaux marchés boursiers de par le monde, le marché boursier casablancais affiche la meilleure rentabilité de la place sur le long terme. Il suffit donc, de prendre contact avec son banquier ou son intérimaire boursier pour pouvoir en bénéficier.

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