La capitale des agrumes fête ses agriculteurs

La capitale des agrumes fête ses agriculteurs

Avec une production annuelle de plus de 260.000 tonnes d’agrumes, dont environ 80.000 destinées à l’export, la province de Berkane a de quoi faire la fête.  Du 24 au 27 janvier, une première édition des «comices agricoles de Berkane» a été organisée dans cette ville, la transformant ainsi en un vrai carrefour d’échange entre les agriculteurs, les propriétaires, les exploitants ainsi qu’un ensemble de chercheurs nationaux et internationaux dans le domaine agricole.
Les trois jours qu’ont duré ces premiers comices au Maroc  ont été non seulement une occasion de fêter l’essor agricole de la région mais également une sorte de think tank autour de l’agro-industrie et des éventuels moyens de l’améliorer dans cette province. Les petits agriculteurs comme les grands ont pris part à cet évènement en vue d’échanger leurs expériences, de capitaliser sur le savoir-faire des experts présents mais également de faire écho des problèmes auxquels ils sont exposés au quotidien.
D’ici 2020, le Plan Maroc Vert prévoit de quadrupler le chiffre des exportations actuelles de la région de Berkane. «Les marchés sont aussi demandeurs qu’exigeants, le Maroc se doit d’améliorer la qualité de ses produits afin de faire face à d’autres pays concurrents tels la Turquie, l’Egypte ou encore l’Espagne», note un responsable de l’ONSSA. A l’heure actuelle, le Maroc écoule environ 12% de ses exportations en Amérique du Nord et le Canada, 23% sur le marché européen et environ 50% dans celui russe. Des marchés comme celui africain et celui des pays du Golfe restent toutefois très peu ciblés.
 Comme mis à l’évidence lors des débats tenus en marge des comices, quoique ces agrumes soient très convoités, les agriculteurs marocains sont appelés à mieux répondre aux exigences phytosanitaires et assurer un meilleur suivi à la fois des vergers et des stations de conditionnement. Si pour les grands agriculteurs, notamment ceux qui font dans les agrumes, les  principaux obstacles sont liés au conditionnement et l’exportation de leurs récoltes, les petits se sentent encore plus menacés et ont un grand mal à suivre le courant de la concurrence, vu les coûts élevés que demande le processus de labellisation de leurs produits, chose sans laquelle ils  ne peuvent s’orienter vers les marchés internationaux. Pour Najib Chakiri, agriculteur et écologiste, les espoirs sont braqués sur  l’agrégation agricole prévue dans le Plan Maroc Vert  afin d’améliorer la situation des petits agriculteurs. Autrement, note-t-il, «deux choix s’imposent ; se regrouper en coopératives et avoir de ce fait des stations de conditionnement leur permettant d’exporter leurs produits, ou carrément changer d’activité agricole».

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