La carte des zones franches se précise

La carte des zones franches se précise

Salaheddine Mezouar mise beaucoup sur les zones franches. La stratégie du ministère  du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’économie, incluse dans le plan Emergence, prévoit la création de plusieurs de ces zones dans différentes régions du Maroc. Celle de Casablanca, d’une superficie totale de 55 ha, est pratiquement bouclée. Ses activités seront essentiellement tournées vers le off-shoring.
Deux grandes banques françaises ont déjà donné leur accord pour l’externalisation de plusieurs de leurs services, jusque-là gérés en interne, sur le site casablancais. A citer dans ce sens, comme exemple, la tenue des différentes comptabilités, segment sur lequel le Maroc offre de grands potentiels, grâce notamment aux normes comptables IFRS applicables dans notre pays. Cette zone franche de la capitale économique du Royaume sera gérée par une structure à part. Baptisée Casablanca Near Shore Park, elle est en instance de création. Et toujours dans le cadre de l’off-shoring, le département de Salaheddine Mezouar se penche actuellement sur la possibilité de l’ouverture de trois nouveaux sites qui concerneront trois villes : Rabat, Tanger et Marrakech.
D’autres secteurs d’activité seront développés dans le cadre de zones franches. Pour l’aéronautique par exemple, la stratégie est en cours d’élaboration par le département du commerce, de l’industrie et de la mise à niveau de l’économie. Le schéma final sera annoncé vers la fin de cette année. Quant à l’automobile et l’électronique, dont l’essentiel des activités seront concentrées autour du port Tanger-Med, la démarche vise la création de « City » ou de villes entièrement aménagées.
L’agroalimentaire, volet industriel sur lequel l’étude McKinsey a beaucoup insisté, aura également sa zone franche.
Cette dernière verra le jour au bi-pôle Meknès-Fès et tournera autour des terres Sodea-Sogeta de la région qui, signalons-le, ont été l’objet d’un large programme de cession au secteur privé. Les études sont déjà lancées pour affiner le concept. Autre secteur économique à fort potentiel, l’industrie des produits de la mer dont l’activité sera concentrée autour de trois sites : à Agadir, Laâyoune et Dakhla.
Pour la capitale du Souss, le schéma sera semblable à la ville française de Boulogne-sur-mer. L’objectif en est de la rendre un haut lieu de la transformation des produits halieutiques à l’horizon 2015.

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