La charte de valeur finalisée avant 2003

De nouveaux chantiers engagés par le secteur du textile se sont succédé depuis la signature, en août dernier, de l’accord-cadre entre l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) et le gouvernement. Certains diront qu’il s’agit d’un signe d’évolution que voudrait émettre la nouvelle présidence aux pouvoirs publics. Les premières prémisses du changement se sont d’abord manifestées au niveau de l’organisation interne de l’association (nomination de nouveaux présidents aussi bien des pôles de compétence et de progrès que des filières, renforcement des attributions des sections régionales…). Une fois la nouvelle structure interne mise en place, les regards ont ensuite été tournés vers la redéfinition des principes qui réglementent la profession dans son ensemble.
La machine est d’ores et déjà mise en branle. Des réunions vont bon train à l’Amith pour donner naissance au projet de la charte de valeur propre aux membres de l’association. Le chantier en lui-même a été confié à un comité de réflexion, chargé de présenter une version finale avant la fin de l’année en cours. Mohamed Tamer, vice-président du pôle des relations internationales et du développement de l’investissement a été nommé à la tête de ce comité dont les membres ne sont pas encore désignés.
Selon le plan d’action de l’Amith, ce pôle est chargé de travailler sur l’ensemble des projets en relation avec le développement du partenariat, des accords bilatéraux et la recherche de nouvelles sources d’investissement pour accompagner le développement des entreprises du secteur. L’élaboration d’une charte de valeur ne fait-elle pas partie de la promotion générale du secteur ? L’objectif de l’élaboration de cette charte, qui sera appliquée à partir du premier trimestre 2003 est, selon Abdelali Berrada, Directeur Général de l’Amith, est de «faire adhérer l’ensemble des entreprises membres à des valeurs communes».
Ces valeurs se rapportent au respect des exigences et formalités sociales et des règles du métier, à la régulation des relations qu’ont les entreprises les unes avec les autres. Car, les conflits que peut générer une concurrence déloyale, un retard ou un refus de paiement ne sont pas à sous-estimer. «Tout doit être défini au préalable pour éviter le pire», assure M. Berrada.
Une fois la charte finalisée, l’association des textiliens à travers son comité de réflexion prévoit comme première étape d’action, la sensibilisation des opérateurs du secteur à l’utilité d’approuver une telle démarche. Sans une prise de conscience générale de l’intérêt d’une application fidèle des clauses de la charte, les objectifs escomptés en termes de régulation interne du secteur demeureront difficiles à atteindre.

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