La Chine, 1er exportateur mondial devant l’Allemagne dès 2008

L’Allemagne a été chaque année depuis 2003 le principal exportateur mondial mais la DIHK explique que la hausse du dollar face à l’euro aidera la Chine à prendre la première place dès cette année, et plus seulement en 2009 comme on le prévoyait jusqu’ici. «Nous perdrons la première place au profit de la Chine dès cette année, même si c’est seulement de justesse», a souligné à Reuters le directeur du département commerce extérieur de la DIHK, Axel Nitschke. Il estime que les exportations allemandes dépasseront cette année pour la première fois la barre des 1.000 milliards d’euros en valeur. Mais les exportations chinoises pèseront légèrement plus bien qu’en Chine, nombre d’entreprises travaillant pour l’export commencent à souffrir du ralentissement économique mondial. «L’explication, c’est la hausse de la valeur du dollar. C’est pour cela que les exportations chinoises, libellées pour l’essentiel dans la devise américaine, valent tout simplement davantage», a ajouté Nitschke.  Les deux-tiers des exportations allemandes sont destinées à ses partenaires de l’Union européenne, qui payent surtout en euros. Or la devise européenne est tombée autour de 1,25 dollar, contre 1,60 environ en juillet. Si cet effet de change permet à la Chine de dépasser l’Allemagne dès cette année, l’économie chinoise devrait renforcera encore sa position de numéro un en 2009. «La crise financière ne frappera nos exportateurs avec toute sa vigueur que l’année prochaine», a poursuivi Nitschke. Par tradition, l’Allemagne est spécialisée dans les exportations de marchandises plus chères à des fins d’investissement, comme les marchines-outil, qui prennent souvent la forme de contrats à long terme. Beaucoup d’exportateurs allemands peuvent donc encore espérer des taux de croissance élevés cette année malgré la crise, ajoute la DIHK. Par contraste, la Chine exporte surtout des produits de grande consommation à bas prix, qu’il s’agisse du textile ou de l’électronique. Ces marchandises, poursuit Nitschke, font l’objet de commandes plus volatiles mais risquent de moins souffrir d’ici quelques mois que les produits d’investissements plus onéreux. La fermeture la semaine dernière de Smart Union Group, l’un des principaux fabricants chinois de jouets qui employait 6.500 personnes, a révélé toutefois les difficultés que certains exportateurs connaissent en Chine.

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