La CNCA veut tourner la page

Trois millions de DH pour corriger la perception qu’ont développée des Marocains à l’égard de la CNCA (Caisse nationale du Crédit Agricole) suite notamment au scandale financier dans lequel elle était principal acteur. Cette enveloppe est en effet dédiée à la campagne de communication institutionnelle à travers laquelle le Crédit Agricole aspire refléter «l’identité de l’entreprise et ses ambitions sur le marché marocain».
De nouvelles valeurs sont mises en avant. La notion du progrès constitue l’élément de base autour duquel s’articule la campagne en question. Telle que définie par Said Ibrahimi, l’actuel DG du Crédit Agricole, cette campagne touche aussi bien les clients, le personnel que le monde rural dans son ensemble.
La proximité, l’optimisme, l’innovation et le dialogue constituent les jalons du progrès qu’ambitionne la banque. Elle n’omet pourtant pas, dans le cadre de sa nouvelle signature, de mettre en relief sa vision de banque, donc d’institution commerciale qui cherche la rentabilité. Selon les derniers chiffres communiqués par le Crédit Agricole, cette banque occupe la sixième place en termes de total du bilan, soit l’équivalent de 33 milliards de DH. Disposant de 344 points de vente, elle est classée comme second réseau bancaire, juste derrière la Banque Populaire. Comptant un effectif de 2 986 personnes, la CNCA est considérée comme deuxième employeur dans le secteur bancaire.
Quant aux dépôts des clients, ils ont enregistré une progression de 51,45% durant la période allant de 1997 à 2001. Ils ont évolué de 5 milliards de DH à la fin 1997 à 10,3 milliards de DH en 2001. Une forte évolution a caractérisé en outre l’encours des crédits qui a atteint à fin 2001 19,2 milliards de DH contre 16 milliards quatre ans auparavant.
La progression a aussi touché au produit net bancaire. «Du fait du développement de l’activité dans son ensemble, nos marges ont été sensiblement améliorées», explique M. Ibrahimi. Le PNB est en effet passé de 644millions de DH en 1997 à 814 millions de DH en 2001, soit une augmentation de 26% en quatre ans. Il demeure certes vrai que les performances de la CNCA durant les quatre dernières années constituent un point fort de cette institution bancaire, mais le principal point sur lequel elle s’attarde le plus est relatif à son image d’aujourd’hui.
L’image d’une banque au passé intégralement assaini. «Nos défaillances ont été relevées, mais nous les avons dépassées». Et d’ajouter, «tirer les leçons du passé nous a permis de poser les jalons d’un développement durable. Toutes nos forces sont actuellement mobilisées vers l’avenir». Ce message est adressé aux clients et partenaires de la CNCA. Le télescopage dans le calendrier ne jouera-t-il pas un mauvais tour au Crédit Agricole, prometteur d’une nouvelle ère.

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