La consommation par les chiffres

Il est une évidence de méthodologie statistique, relève la direction des statistiques dans son dernier bulletin mensuel (octobre 2001). Ainsi, «la structure du budget, selon les principaux groupes de produits alimentaires diffère selon le lieu de résidence». En ville, les viandes rouges et blanches représentent 25,6% du budget alimentaire. Les céréales et les produits dérivés suivent avec un taux de 16,9%, des légumes frais avec 9,3%. Le monde rural, pour sa part, s’intéresse dans un ordre de préférence différent aux produits de consommation. Aussi, les céréales et les produits corrélatifs épuisent 23,5% des budgets des ménages. Viennent ensuite, les viandes rouges et blanches avec un taux de 22,6%. Suivies, à quelques points près par les légumes frais (9,6%) et les corps gras qui occupent 9% dans les ressources de la ménagère. En revanche, la consommation des produits laitiers, en zone rurale n’ampute le budget que de 4,8%. Par ailleurs, les enquêteurs ont relevé que la «campagne» reste une grande consommatrice en matière de corps gras, de sucre, de «thé, café et plantes aromatiques». D’autre part, les ménages citadins sont plus enclins à l’achat du poisson, des fruits, des produits sucrés et des boissons. Ils consacrent, également une partie de leur budget aux repas pris à l’extérieur de leur foyer. Tendance rarissime, voir inexistante en milieu rural. Une étude approfondie des habitudes de consommation, en zone urbaine, démontre que les citadins privilégient les produits riches en protéines animales (viande, lait et poisson). Pour cela, ils prévoient 36,5% de l’enveloppe alimentaire. En comparaison, avec la campagne, la proportion s’établit alors, à 29%. ` En effet, les ruraux axent leur consommation sur des produits riches en calories et en lipides. Ce qui se traduit par la consommation des céréales, des corps gras et du sucre. L’ensemble de ces produits représente 37,3% du budget alimentaire. Résultat : le repas quotidien des ménages ruraux contient principalement ces denrées. Il en résulte le phénomène de malnutrition des populations, dû au déficit en produits d’origine animale. Autre conclusion relevée, par les auteurs de l’enquête. «Tout accroissement des revenus des ménages devrait se traduire par une amélioration quantitative et qualitative de la demande alimentaire à un rythme plus élevé en milieu rural qu’urbain». En effet, une augmentation du revenu moyen d’un pour cent, se traduit par un accroissement de 0,98% du budget alimentaire en milieu rural, contre 0,90% en zone urbaine. Théorie vérifiable à plus d’un niveau.

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