La décentralisation, un bon moyen pour le développement administratif

La décentralisation, un bon moyen  pour le développement administratif

Il l’est de par les mutations que traversent différentes sociétés et les démarches fort recherchées en vue d’un développement administratif adéquat.

Les propositions de Oualalou

Pour répondre à cette interrogation, le maire de Rabat a eu recours à son expérience en tant que membre du Conseil exécutif de cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU). Une organisation qui veille à la promotion de la décentralisation en gestion administrative dans les villes. «Le conseil estime que la décentralisation est une issue pour un développement actif, voire équitable au sein de nos pays», a suggéré M. Oualalou lors dudit événement rassemblant 300 participants issus de plus de 30 pays africains. Outre la décentralisation avancée par le membre du CGLU, ce conseil tend à tisser des partenariats entre les différentes composantes intervenant à la gestion. Ces partenariats importants sont à rechercher, selon le maire de Rabat, dans trois pôles. Le premier pôle étant au niveau mondial, soit les Nations Unies et les organisations économiques. Quant aux deuxième et troisième pôles, ils sont respectivement représentés par les gouvernements africains et ceux locaux. «Le partenariat entre ces pôles s’avère nécessaire», a enchaîné M. Oualalou, en précisant que la gouvernance et la gestion exigent davantage de partenariats.

L’apport du Canada

A propos de ces collaborations, le Maroc en compte à son actif une panoplie avec d’autres pays en matière de développement administratif. «Le Canada appuie la décentralisation que le Maroc mène. Nous allons également accompagner le Maroc Numeric, le e-gov et la généralisation du cyber-gouvernement», a étayé Sandra Mc-Cardell lors de la conférence tenue sous le thème: «Des partenariats efficaces pour le développement durable axé sur les citoyens» et qui s’étalera jusqu’au 6 mars. L’ambassadrice du Canada au Maroc, qui a indiqué que les citoyens doivent demeurer au centre de toute politique publique, a également précisé que le secteur public a des défis à relever pour répondre aux besoins des citoyens.

La charte des services publics au Maroc

«En guise de mise en œuvre des dispositions de la Constitution relatives à la bonne gouvernance, le ministère de la fonction publique et de la modernisation de l’administration a élaboré une charte dédiée aux services publics. Une mouture fixant les règles de bonne gouvernance en matière de gestion des administrations publiques, régions, collectivités territoriales et services publics». Une expérience, outre une stratégie et d’autres moutures, que Mohamed Moubdii met à la disposition des pays africains en vue de consolider la coopération Sud-Sud.

Pour sa part, Mohand Laenser, qui a représenté le chef de gouvernement à cet événement a abondé dans le même sens. «La bonne gouvernance ne rime pas avec bureaucratie. C’est pourquoi un intérêt particulier est censé être donné à l’ancrage de la probité et la transparence en gestion», a estimé M. Laenser.

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