La DEPF le confirme : Les perspectives économiques globalement bonnes

La DEPF le confirme : Les perspectives économiques globalement bonnes

La bonne performance à l’export n’a toujours pas réussi à résorber l’écart observé au niveau de la balance commerciale. Le creusement s’explique par l’accroissement des achats de biens d’équipement, de demi-produits et des produits finis de consommation.

L’évolution conjoncturelle contrastée ayant marqué les cinq premiers mois de l’année n’a pas réussi à freiner l’élan économique du pays. Les perspectives économiques du Maroc sont globalement positives. C’est ce qu’indique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) sur la base d’une analyse des principaux indicateurs économiques à fin mai. «Les voyants des différents secteurs économiques, appréciés sur la base de l’évolution cumulée au titre des cinq premiers mois de l’année, demeurent dans le vert, hormis pour le secteur du textile et cuir et pour le secteur agricole. Ce dernier aurait affiché une légère baisse de sa valeur ajoutée, dans un contexte marqué par une forte baisse de la production céréalière, atténuée par la bonne tenue des autres filières agricoles», peut-on lire dans la dernière note de conjoncture de la DEPF.

L’analyse établie démontre par ailleurs que le pouvoir d’achat des ménages a maintenu durant cette période sa vigueur. Ceci s’explique par l’amélioration de la situation du marché de travail et du bon comportement des crédits à la consommation dans un contexte d’évolution maîtrisée de l’inflation. Une résilience a été observée par ailleurs en termes d’investissements. Se référant à la DEPF, cette stabilité est à la faveur de la dynamique des crédits à l’équipement, des importations de biens d’équipement et des dépenses d’investissement du budget de l’État. Le déficit commercial a persisté à fin mai. La bonne performance à l’export n’a toujours pas réussi à résorber l’écart observé au niveau de la balance commerciale. Le creusement s’explique par l’accroissement des achats de biens d’équipement, de demi-produits et des produits finis de consommation.

La DEPF note par ailleurs que les recettes de voyages et les transferts des MRE ont permis de couvrir les deux tiers du déficit commercial. «Ces évolutions se sont traduites, notamment, par un stock de réserves internationales nettes permettant de couvrir 5 mois et 2 jours d’importations de biens et services», relève-t-on de la même source. En ce qui concerne les finances publiques, la DEPF indique qu’elles sont marquées par l’impact positif de la hausse des recettes ordinaires, à un rythme dépassant celui des dépenses globales. Ceci se traduit par un allégement du déficit budgétaire lequel se situe à 18,5 milliards de dirhams à fin mai 2019.

La DEPF observe par ailleurs un maintien de la dynamique des crédits bancaires.

Cette dernière est portée par la croissance des crédits à l’équipement (+2,1 %), des crédits à l’immobilier (+4,2 %) et des crédits à la consommation (+4,8 %). Sur le marché boursier, les indices Masi et Madex se sont bien comportés au deuxième trimestre. Cette évolution positive a atténué leur repli depuis le début de l’année à -0,7 et -0,5%. La DEPF souligne par ailleurs dans sa note de conjoncture que les perspectives de l’économie nationale risquent d’être impactées par le ralentissement de l’économie mondiale, particulièrement dans la zone euro. Des incertitudes entourent les perspectives économiques mondiales et ce compte tenu des tensions commerciales sino-américaines, le Brexit ou encore les perturbations du secteur automobile en Allemagne.

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