La «diplomatie économique» de l OCI veut activer son action

La «diplomatie économique» de l OCI  veut activer son action

Des 57 conseillers économiques en poste auprès des ambassades de pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ,ouvertes à Rabat, certains n’ont pu faire le déplacement, mais le Centre islamique de développement du commerce (CIDC) qui a organisé mercredi à Rabat la 11ème réunion de la «diplomatie économique», a toute raison d’estimer que cette nouvelle assemblée est un franc succès. Dans l’assistance, en effet, deux invités de choix : la Russie et la Chine.
La présence de ce dernier pays est d’ailleurs un indicateur d’orientation, a estimé El Hassan Hzaine, le directeur général du centre. Pour s’adapter au contexte mondial changeant, qui annonce une nouvelle organisation de la production des richesses, le centre lorgne, au-delà de sa traditionnelle aire d’intervention, l’Extrême-Orient, a-t-il déclaré en substance. Pourtant ce n’est pas le seul outil forgé par les experts du centre pour se mettre à niveau. Ils sont de plus en plus convaincus que rien de solide et de durable ne pourra être entrepris s’il n’associe pas le secteur privé. Et c’est là la 2ème orientation du commerce entre pays islamiques mise en évidence par la «11ème réunion des conseillers économiques auprès des ambassades des Etats membres de l’OCI accréditées à Rabat». Le Partenariat entre secteurs public et privé, -PPP, est non seulement préconisé, mais encore il est devenu incontournable. Corollaire de cette assertion : il faut aider le privé qui a des difficultés à suivre le rythme.
A cet égard, le centre a mis au point un outil d’assistance à la TPME. Car, «si la participation au commerce islamique n’est pas homogène, si des pays y participent plus résolument que d’autres, à l’intérieur de ces derniers il y a des différences notables entre les régions et, au sein de celles-ci, entre les secteurs économiques».
A ces obstacles, s’ajoutent les freins traditionnels au développement du commerce inter-islamique. Les observateurs ont remarqué que malgré l’abolition des taxes douanières et l’instauration du libre-échange entre certains pays, leur commerce réciproque ne décolle pas et oscille toujours entre 10 et 12% quand l’objectif final est de porter ce niveau à 20% en 2015. C’est que les obstacles non tarifaires pèsent tout autant que les douanes, et là on est en présence d’un capharnaüm où on trouve la lourdeur de la règle administrative, la faiblesse de la logistique, le manque d’informations… En sorte que si ces obstacles étaient levés dans le court terme, l’objectif des 20% serait atteint en 2015. Pour le moment on en est loin encore et, seul le Maroc et la Turquie font 22% du volume global de leur commerce avec les autres pays du monde islamique. C’est plus que l’objectif certes, mais la moyenne générale n’est que de 18%, soit 340 milliards de dollars nets- donc comptabilisés en évitant les doublons. Le CIDC a également présenté au cours de cette réunion son programme de travail immédiat. Il comporte un salon de l’artisanat en avril à Casablanca, un autre de l’ameublement en mai à Médine et une foire du tourisme en mars au Caire.

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