La FAO du côté des pays en développement

La FAO exhorte à cet égard les pays industrialisés à réduire substantiellement les subventions à l’exportation, baisser les tarifs douaniers et réduire les soutiens internes afin d’accroître les importations de produits agricoles en provenance des PED. « Le commerce alimentaire et agricole est vital pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la croissance », a déclaré M. Hartwig de Haen, directeur général-adjoint de la FAO, ajoutant que les importations alimentaires contribuent à la disponibilité des aliments de base dans plusieurs des pays les plus pauvres du monde, alors que les exportations agricoles sont pour eux une source importante de revenu rural et de devises étrangères. La FAO estime qu’en 2000, quelque 840 millions de personnes souffraient de sous-alimentation chronique, dont 800 millions dans les PED. Plus de 70 pc des plus pauvres du monde et des personnes sous-alimentées vivent en milieu rural. L’agriculture représente la principale source de revenus pour environ 2,5 milliards de personnes dans les seuls PED. « Si le commerce doit servir de moteur à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté, les pays du Nord comme ceux du Sud doivent élargir leur base de production sur une base concurrentielle équitable », a affirmé M. de Haen relevant que « l’avantage comparatif peut assurer à tous une juste part du revenu mondial croissant ». Selon le principe de l’avantage dit comparatif, un pays profite du commerce dès lors qu’il se spécialise dans un type de production ou de transformation dans un secteur où il est plus performant. Des études de la FAO démontrent cependant que de nombreux obstacles handicapants pour les PED entravent ce principe. Les distorsions créées par les subventions et les barrières tarifaires et techniques n’incitent pas les agriculteurs des PED à être productifs. Les agriculteurs pauvres ne peuvent rivaliser sur le marché mondial si leurs produits sont exclus des pays plus riches, alors que les produits agricoles subventionnés de ces pays riches sont vendus, sur les marchés des pays pauvres, au même niveau, voire en dessous du prix de production, souligne la FAO.

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