La farine coûte à l État 2,3 milliards DH par an

La farine coûte à l État 2,3 milliards DH par an

2,3 milliards de dirhams, tel est le coût de la subvention de la farine au Maroc. Ce chiffre dévoilé par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance, vient en réponse à une question posée à la Chambre des représentants sur «les quotas de farine subventionnée». Cette politique de subvention s’inscrit dans le cadre de l’orientation gouvernementale visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens. C’est dans ce sens que l’État a affecté au titre de la loi de Finances actuelle 46 milliards de dirhams «afin d’éviter que les cours internationaux ne se répercutent sur les prix en vigueur sur le marché intérieur», précise M. Boulif. À fin juin 2012, près de 9,8 millions de quintaux ont été collectés, permettant de maintenir les stocks à un niveau élevé durant les prochains mois. «Près du 1/5 de cette quantité est engagé pour la fabrication des farines subventionnées», apprend-on de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL). Les farines subventionnées issues du blé tendre représentent 14% des produits de la minoterie et 20% des produits fabriqués à partir du blé tendre. Les farines libres, quant à elles, ont constitué durant le même mois 57% des produits de la minoterie. Ces farines sont produites du blé tendre, du blé dur et de l’orge avec une prépondérance des farines de blé tendre.  Notons que le mois de juin marque le début de la campagne 2012-2013. La transformation industrielle de ce premier mois a atteint 5,1 millions de quintaux. Selon l’Onicl, ce volume affiche une régression de 14% par rapport à la même période de la campagne précédente. Ainsi, l’utilisation du blé local par la minoterie industrielle a atteint 30%. Les professionnels prévoient, dans ce sens, une augmentation, et ce compte tenu du rythme enregistré de la collecte et de sa bonne qualité.
En termes de stock des céréales, ce dernier s’élève à fin juin 2012 à 25,3 millions de quintaux, en progression de 26% par rapport au mois précédent. De ce total, les commerçants détiennent 14,9 millions de quintaux, les minoteries 7,2 millions, les ports marocains 1,6 million au moment où les coopératives et les provendiers disposent respectivement de 0,9 et 0,7 million de quintaux. Par ailleurs, le stock de blé tendre a dépassé à fin juin les 20 millions de quintaux, représentant plus de 5 mois des besoins d’écrasements des minoteries industrielles. L’Onicl relève, à cet effet, une hausse de près de 40% par rapport à celui enregistré le mois dernier. Au niveau des importations des céréales, le blé tendre est soumis depuis le 1er juin à 17,5% de droits d’importation. En revanche, les importations du blé dur durant juin et juillet sont soumises à 170%. Notons que les droits d’importation sur le blé dur seront suspendus à partir du 1er août jusqu’à fin décembre 2012 et ceux de l’orge jusqu’à fin décembre 2012.

                                       Une collecte de 9,8 millions de quintaux à fin juin

Au 30 juin 2012, le niveau de collecte déclaré a atteint 9,8 millions de quintaux, soit une hausse de 8% par rapport à la même période de la campagne précédente. Le taux de collecte est ainsi de 36% au lieu de 22% en 2011 à la même date. Par répartition régionale, Fès-Boulemane dispose de 48% du volume global de blé tendre collecté. La région de Doukkala-Abda vient en seconde position avec une part de 11% au moment où Meknès-Tafilalet dispose de 9% de la collecte de juin. Le reste des régions totalise 32% du volume. Le poids spécifique (PS) des grains de blé tendre enregistré par l’ONICL a atteint une moyenne nationale de 81,3 kilogrammes par hectolitre, dépassant la qualité standard (77 kg/hl). Le poids spécifique de l’actuelle récolte est variable d’une région à une autre et oscille entre 80 et 84 kg/hl.

 

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