La filière se développe à grands pas : De nouveaux horizons s’ouvrent à l’agriculture bio

La filière se développe à grands pas : De nouveaux horizons s’ouvrent  à l’agriculture bio

Nous devons améliorer davantage la production nationale grâce à la mise en place de véritables outils de transformation pour faire émerger une véritable agriculture bio marocaine.

Elle représente une production annuelle de 100.000 tonnes dont 17.000 tonnes exportables. L’agriculture biologique connaît un important essor ces dernières années.

La filière, grâce à l’engagement des professionnels et des orientations stratégiques du Plan Maroc Vert, a réussi à consolider son ancrage. Ceci se traduit, notamment par un dédoublement de la superficie plantée qui atteint à ce jour les 10.000 hectares, un cadre juridique adapté, des normes qui répondent aux standards internationaux et une structuration progressive de la filière.

Un grand saut qualitatif qui vient positionner l’agriculture biologique en tant qu’importante chaîne de valeur agricole et une filière d’excellence. «Le plan Maroc vert a eu un impact décisif sur l’émergence de cette filière. De même, l’impact socio-économique est certain puisque c’est une filière qui attire un grand nombre de jeunes et qui est appelée à se développer très rapidement, notamment avec les techniques de marketing et de commercialisation déployées aux niveaux national et international», souligne dans ce sens Mohamed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, en marge de l’ouverture de la première édition du Salon «bio Expo», organisée conjointement par les associations «Agissons vert» et «Club des entrepreneurs bio» (CEbio).

Cette manifestation qui vient de voir le jour après de longues années de réflexion se veut un espace extrêmement important pour la promotion des produits issus de l’agriculture biologique en vue de faire connaître les efforts consentis par les professionnels.

L’occasion étant également de débattre des enjeux de la filière, notamment la promotion de l’investissement dans le bio. Présent à l’inauguration du salon, Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, a exprimé l’engagement du patronat à mettre en place un fonds d’investissement en faveur de la filière «bio». L’heure étant de soutenir le secteur et l’accompagner dans son développement à l’export.

«Le bio ne peut être réservé à une petite catégorie de privilégiés, mais doit bénéficier au plus grand nombre, dans l’ensemble de nos territoires. Nous devons améliorer davantage la production nationale grâce à la mise en place de véritables outils de transformation pour faire émerger une véritable agriculture bio marocaine. La CGEM est disponible pour accompagner cette dynamique et établir un plaidoyer en faveur des pouvoirs publics», apprend-on de M. Mezouar. Le bio, qui était autrefois inexistant, commence à prendre ses marques. Malgré les difficultés rencontrées, notamment la réticence des consommateurs, les professionnels et acteurs associatifs opérant dans ce secteur gardent leur optimisme. «Le Maroc a plus de chance de se développer dans la filière et revenir vers le naturel et ce beaucoup plus que les pays les plus industrialisés ayant commencé à polluer bien avant nous», nous explique Bouchra Boukili, présidente de l’association «Agissons vert».

Le Salon Bio Expo qui a clôturé ses travaux dimanche 23 juin à Casablanca marque un nouveau chapitre pour les professionnels du secteur. «On peut dire que nous célébrons aujourd’hui l’an 1 du bio. Il y a encore beaucoup d’efforts à engager surtout en ce qui concerne l’accompagnement institutionnel, la promotion et la sensibilisation avec les consommateurs. Mais on ne peut qu’être rassuré quant au devenir de notre activité», peut-on relever de Slim Kebbaj, président de CEBio. C’est pour pallier ces urgences que CEBio a scellé en marge du salon quatre conventions. Deux d’entre elles portent sur le financement. A cet effet, Crédit Agricole du Maroc et la Banque centrale populaire ont réitéré leur engagement à soutenir les acteurs de la filière que cela soit en termes de produits financiers à des taux avantageux ou en termes de conseil.

De même CEBio s’est allié à la FAO pour l’accompagnement des oasis bio (voir entretien). Et pour une meilleure vulgarisation du concept bio, CEBio s’est joint à la fédération des consommateurs pour la création de relais de communication autour de la filière et toucher une large cible.

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