La fin du charbon pour Jerrada

La baisse du prix du baril de pétrole, fixé dans les alentours des 16 dollars, a allégé, la facture énergétique du Maroc. A la lecture de la note émise par le département de la prévision économique, cette tendance s’affirme aujourd’hui. Comme il y est enregistré: «l’évolution ascendante des cours de pétrole, enregistrée au début du second trimestre, a été déclenchée par une réduction de la production internationale et une expansion de l’activité de raffinage aux Etats-Unis. Un retour à la baisse des cours du pétrole est observé depuis juin dernier, grâce à une offre plus importante découlant des dépassements des quotas fixés par l’OPEP». En effet, durant le 2ème trimestre, les importations de pétrole, ont diminué de 8,3% en volume. Toutefois, la facture pétrolière s’est maintenue au même niveau, par rapport à la même période, mais l’année précédente. Par conséquent, la consommation intérieure en produits pétroliers notamment en gasoil, gaz butane et propane s’est fixée à 3,5% au 2ème trimestre en glissement annuel et de 23% par rapport au trimestre précédent. De manière générale, le secteur énergétique affichera une augmentation de 2,6% au cours de l’année 2001, par rapport aux taux enregistrés précédemment. En revanche, le même document souligne que l’activité charbonnière, ou plutôt ce qu’il en reste, devrait cesser tout exercice. L’épopée de l’extraction du charbon au Maroc est à sa fin, avec la très prochaine fermeture du gisement de Jerrada. En effet, découvert en 1927 au Nors-Est du pays, le gisement de Jerrada était exploité depuis 1932, par la société Charbonnages du Maroc. D’une morphologie complexe, ce gisement est formé de couches de faibles épaisseurs (30 à 80 cms) et son exploitation se réalisait à 600 mètres de profondeur. Les réserves potentielles étaient estimées à 100 millions de tonnes. Le charbon extrait était traité dans un lavoir d’une capacité d’environ 300 tonnes par heures. La production de charbon servait à alimenter les centrales thermiques et une faible partie est utilisée par les sucreries, les industries et le chauffage. Pour sa part, la demande en électricité est, par contre en forte progression, durant le deuxième trimestre 2001. Ce qui s’est traduit par une augmentation de la valeur ajoutée énergétique de 3,3% en glissement annuel. Selon les prévisions, cette tendance haussière pourrait se poursuivre au cours du troisième et du quatrième trimestre de cette année.

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