La fin du portail MSN

Les raisons avancées par Microsoft le poussant à fermer ses sites de discussion MSN sont à chercher dans l’accroissement des spams (courriers ou publicités indésirables) pornographiques et à motivation pédophile, a annoncé la société. Le service de discussion en ligne (chat) gratuit de MSN fermera le 14 octobre dans le monde entier sauf aux Etats-Unis, au Canada et au Japon où il deviendra un service accessible uniquement par souscription, précise la compagnie dans un communiqué publié sur son site britannique. « Cette modification vise à protéger les utilisateurs de toute information non sollicitée comme des courriers ou publicités pornographiques et mieux protéger les enfants de communications en ligne non appropriée », explique MSN dans un communiqué. Les principaux concurrents de MSN, notamment Yahoo, n’avaient pas encore réagi mercredi. Les sites de discussion sont très prisés des enfants et des adolescents, qui ont fréquemment accès à l’ordinateur familial sans contrôle préalable et peuvent aisni être victimes d’abus, d’autant plus facilement que les utilisateurs des sites de discussion ne révèlent pas leur véritable identité. Selon une étude rendue publique mardi par N2H2, une compagnie de filtration de l’internet, le nombre de pages pornographiques sur l’internet a atteint 260 millions, soit 1.800% de plus qu’il y a cinq ans. La société basée à Seattle (Washington, nord-ouest) indique qu’une recherche sur Google avec le mot « porn » (pornographique en anglais) donne 80 millions de pages et que « xxx » en donne 76 millions. En juillet dernier, un ex-Marine américain de 32 ans, Toby Studabaker avait fugué avec une Britannique de 12 ans, Shevaun Pennington, rencontrée sur le net. La fugue avait duré cinq jours, et créé un énorme émoi en Grande-Bretagne jusqu’à l’arrestation de Studabaker en Allemagne. Extradé vers la Grande-Bretagne le 21 août et incarcéré à Manchester, il est accusé d’enlèvement d’enfant. Le gouvernement britannique a préparé une nouvelle législation qui entre cet automne en vigueur et devrait permettre de donner de meilleurs moyens aux juges de lutter contre la pédophilie sur internet. Cette loi crée un nouveau délit « d’attirance à des fins d’abus sexuels » avec à la clef une peine de cinq ans de prison.

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