La flotte d’Air Sénégal International s’enrichit

Cet avion haut de gamme de 16 places en business classe et 102 places en classe économique, qui a été acquis en location pour cinq ans, renforce ainsi la flotte de la multinationale composée d’un Dash 8 qui avait fait l’objet d’un achat et qui dessert l’intérieur du Sénégal et les pays voisins, d’un Boeing 737-200 et d’un Boeing 737-500 qui sera remplacé par un Boeing 737-700 entre décembre et janvier 2003.
ASI, qui a démarré ses activités en février 2001 et dont le capital est détenu à hauteur de 51 % par Royal Air Maroc (RAM) contre 49 pour l’Etat du Sénégal, va desservir quotidiennement Paris à partir de décembre prochain au lieu de 5 fois par semaine actuellement. Air Sénégal International va aussi s’ouvrir sur des villes comme Marseille en France, Lisbonne (Portugal), Freetown (Sierra Leone) et Lagos (Nigéria). Il est également prévu l’ouverture, prochainement, de nouvelles voies de circulation aérienne vers l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient.
Selon les prévisions du directeur commercial et marketing de ASI, M. Mohamed Fettahi, cité par la presse sénégalaise, le deuxième semestre de l’année en cours est prometteur. La multinationale est en phase de réaliser en 2002 un chiffre d’affaires « qui fera presque le double » de ce qui a été réalisé en 2001. « Le vol que nous mettons sur Orly (France), les provinces que nous ouvrons et les nouvelles dessertes sur les Etats-Unis et Johannesburg nous confortent dans nos choix stratégiques ». ASI a-t-elle bien su profiter du « vide » laissé par la défunte compagnie multinationale Air Afrique pour régner en maître dans le ciel africain ?
Pour M. Fettahi, la disparition d’Air Afrique ne réjouit pas Air Sénégal International qui était « venue avec la prétention d’occuper une place sur le marché ». « Avant même le 11 septembre, nous avons commencé à opérer sur l’international » avec Bamako et Abidjan notamment et « aujourd’hui, nous ne faisons que consolider ce que nous sommes en train de faire », a-t-il dit, ajoutant qu' »il faut noter qu’il y a la volonté de l’Etat sénégalais et de la RAM de donner au Sénégal dans la paysage actuel le visage qu’il mérite » et de « faire de Dakar un hub régional ».

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