La force de l’engagement

La force de l’engagement

Apprentissage et développement. L’un ne va certainement pas sans l’autre, même si au Maroc, la corrélation entre ces deux composantes n’est pas si évidente que cela. Il est néanmoins des hommes, mais aussi des femmes, qui y croient dur comme fer. Zineb Benabdejlil en fait partie. Une approche dont elle fait son créno, son dada. Quitte à changer de cap. Directrice générale de Deo Compétences, cette titulaire d’un doctorat d’Etat en pharmacie (Paris, 1991) n’a pas hésité à abandonner sa carrière de base, son officine, pour se spécialiser dans la PNL (Programmation neurolinguistique). En 1996, elle fonde le premier cabinet spécialisé en la matière au Maroc. La reconversion était bien entamée, avant même cette date. « Quand on se reconvertit, c’est d’abord pour répondre à une envie de changer, mais c’est aussi pour trouver de meilleures réponses à ses propre attentes », déclare-t-elle. Entre temps, même après son retour au Maroc, Zineb Benabdejlil a continué ses aller-retours en France pour suivre des formations. C’est là où le contact avec la PNL a été pris. Une démarche qui revêt cinq dimensions : le contexte, le comportement, lES stratégie et les compétences, les croyances et valeurs et l’identité. Applicable aussi bien aux entreprises qu’aux individus et qui rallie plaisir, efficacité, et performance. L’important dans la PNL est d’arriver à mieux se comprendre se connaître et mettre ses compétences et son énergie en cohérence avec ce qu’on est, ce qu’on veut et ce qui est important pour la personne. Cinq ans après avoir fondé le premier institut PNL au Maroc, Zineb Benabdejlil est en train de construire sa nouvelle stratégie adaptéé à la réalité et aux besoins des entreprises. Des valeurs personnelles, une meilleure connaissance du marché et un choix de positionnement. Tels sont les motivations sous-jacentes à cette nouvelle orientation. Clarifier la position de Deo Compétences, à travers une offre basée sur une conviction, telle est la nouvelle mission de Mlle Benabdejlil, qui démarrera en septembre prochain. « Former, oui. Accompagner sur une durée moyenne, assurer un suivi, garantir un service personnalisé, c’est fondamental », dit-elle. Aider un cadre, dirigeant, consultant, formateur, coach…non seulement à avoir les outils nécessaires au développement de ses compétences, mais aussi lui permettre d’intégrer ces outils en l’accompagnant via des démarches comme le coaching. Une nouvelle approche qui s’explique comme suit : « Je ne veux pas de formation consommation. Le marché est inondé de formations. Pour nous, un client, c’est un partenaire. Aussi lente et longue une formation puisse être, l’essentiel, c’est qu’elle soit efficace ». Un souci d’efficacité et de partenariat qui a poussé Zineb Benabdejlil à adhérer au CJD (Centre des jeunes dirigeants) en février 2002. « Je me suis rendu compte que ce qui était important aux yeux du CJD, à savoir la performance sociale, le côté humain, l’exigence et l’engagement, le METIER de dirigeant et l’économie au service de l’Homme, l’était aussi pour moi », déclare-t-elle, soulignant qu’être dirigeant ne s’hérite pas, mais s’apprend. Particulièrement fière du déroulement du premier congrès national du Centre, dont elle avait la charge de l’organisation, elle place tout le mérite de cette réussite dans l’esprit d’engagement qui a caractérisé ce congrès. Un engagement qu’elle qualifie de qualité intrinsèque à l’Homme et qui manque terriblement au Maroc, à force d’attentisme, et un succès qui a par ailleurs suscité l’admiration de plus d’un. Elle est actuellement responsable du GRES (Groupe de recherches économiques et sociales). A la naïve question sur l’image de la femme chef d’entreprise au Maroc, sa représentativité, les difficultés rencontrées, la réponse est des plus surprenantes. « C’est à la femme de se faire représenter. Je suis contre l’idée selon laquelle les femmes dirigeantes ont plus de difficultés à s’imposer que les hommes. Nous agissons tous et toutes dans le même contexte. C’est à tout un chacun de tirer son épingle du jeu. L’enjeu est de faire fédérer ses collaborateurs et partenaires autour d’une vision commune et d’arriver à changer les mentalités», tranche-t-elle. Un changement de mentalité qui commence peut-être à s’opérer. Ne serait que niveau de ses clients, constitués auparavant, à hauteur de 80%, de femmes, mais qui sont de plus en plus des hommes. Sachant qu’avoir recours à la démarche PNL émane de la volonté de mieux se connaître et de mieux connaître les autres, de faire mieux, autrement, et d’agir en cohérence avec notre identité et nos valeurs, on aurait tendance à dire que c’est bel et bien à un changement de mentalités qu’on assiste.

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